Les délestages électriques en Tunisie révèlent une chute de 87% des investissements de la STEG

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Les perturbations électriques de la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) seraient dues à la baisse des investissements de la Société ainsi que dans le gel prolongé de plusieurs projets de production, selon un rapport de l’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE).

Les montants engagés par l’entreprise publique dans ses stations de production sont passés de 1,947 milliard de dinars sur la période 2016-2020 à seulement 248 millions de dinars entre 2021 et 2025, soit une baisse de 87%, selon le document. Cette contraction budgétaire s’est produite alors même que la consommation électrique poursuivait sa progression, avec une hausse annuelle moyenne de 3,8% sur la période 2021-2025. Le pic de demande a atteint un niveau inédit de 4888 mégawatts le 14 août 2024, un sommet que la capacité de production nationale, en repli par rapport aux années antérieures, peinait à absorber.

Le rapport pointe également l’immobilisation, depuis 2018, de plusieurs chantiers de production appartenant à la STEG, alors même que les procédures d’appels d’offres correspondantes avaient été menées à terme. Sont concernées une centrale à cycle combiné implantée à Skhira, dans le gouvernorat de Sfax, d’une capacité de 500 mégawatts, une centrale éolienne à Djebel Tebaga, dans le gouvernorat de Médenine, d’une capacité de 80 mégawatts, ainsi que six centrales photovoltaïques totalisant 300 mégawatts. L’ensemble de ces installations représente une capacité cumulée de près de 870 mégawatts, toujours à l’arrêt. L’Observatoire attribue ce blocage à l’absence de validation du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, autorité de tutelle de l’entreprise, condition pourtant requise par la réglementation en vigueur pour permettre le lancement effectif de ces projets.

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