BAD : L’ALSF lance officiellement ses activités en Tunisie

0
289

La Facilité Africaine de Soutien Juridique (ALSF), filiale du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a lancé officiellement ses activités en Tunisie, avec l’objectif de renforcer les expertises juridiques et techniques dans le pays.

Organisation internationale hébergée par le Groupe de la BAD à Abidjan, en Côte d’Ivoire, ce Centre a pour mission de fournir des conseils juridiques et une assistance technique aux pays africains en matière de structuration et de négociation de transactions commerciales complexes, de litiges avec les créanciers et d’autres transactions souveraines connexes. Ouverte à tous les pays souverains et aux organisations ou institutions internationales, l’ALSF développe et propose également des outils innovants pour le renforcement des capacités et la gestion des connaissances.

L’ALSF se tient disposée à analyser les requêtes tunisiennes en matière d’assistance technique et de services de conseil, a indiqué Mariame Bah, coordinatrice régionale pour l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale de l’ALSF.

De son côté, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a mis en avant l’appui fourni par l’ALSF aux pays africains à travers ses prestations de conseil dans plusieurs domaines. Il a également souligné que l’ouverture d’un bureau de représentation en Tunisie favorisera un approfondissement des relations entre les deux parties.

L’ALSF a été créée en 2008, par un traité entré en vigueur le 22 décembre 2008, en tant qu’institution internationale publique et indépendante chargée d’apporter un soutien dans la résolution des problèmes de dette publique et la négociation de contrats relatifs aux industries extractives et autres contrats commerciaux complexes, ainsi que pour renforcer les capacités juridiques dans ces domaines. La Facilité a été créée en réponse aux défis auxquels sont confrontés les pays africains, en particulier les pays pauvres très endettés (PPTE), les États fragiles et les pays sortant d’un conflit, dans leurs relations avec des fonds vautours et autres créanciers agressifs et intransigeants. Elle a pour but de réduire l’asymétrie des capacités techniques et d’équilibrer le niveau d’expertise juridique entre les parties aux litiges et aux négociations.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here