
Mourad Ben Hassine, PDG du Centre de promotion des exportations (CEPEX) a plaidé pour une mobilisation des entreprises tunisiennes autour des opportunités qu’offre la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Sur les ondes d’Express FM, il a affirmé que la Tunisie dispose de véritables atouts pour asseoir sa présence économique en Afrique, à condition de savoir exploiter ce cadre réglementaire et les mutations technologiques qui reconfigurent les échanges commerciaux.
Le commerce entre pays africains ne représente aujourd’hui que 16 % du volume global des transactions commerciales du continent, un ratio que Ben Hassine juge très en deçà du potentiel réel de l’Afrique. Pour y remédier, plusieurs programmes d’intégration économique sont en cours de déploiement à l’échelle continentale, avec pour objectif d’intensifier les flux d’échanges entre États membres.
Dans ce tableau, la Tunisie figure parmi les premiers en Afrique à avoir rejoint les projets pilotes de commerce numérique adossés à la ZLECAf, une participation qui s’est déjà traduite par des opérations d’exportation réalisées avec des certificats d’origine dématérialisés. Ben Hassine considère le commerce numérique comme l’un des fondements du modèle commercial africain de demain et appelle à en faire un axe structurant de la stratégie d’exportation nationale.
Ben Hassine a par ailleurs mis en avant le rôle des PME et des startups, qu’il désigne comme le principal moteur de la croissance en Afrique. À ses yeux, accélérer l’intégration régionale suppose d’investir dans l’innovation et de soutenir les écosystèmes entrepreneuriaux portés par les nouvelles générations. Il a également souligné le potentiel du secteur des services en termes de création de valeur, tout en appelant à mieux valoriser les ressources agricoles et industrielles africaines par le développement des industries de transformation, une orientation qui favoriserait une croissance à la fois plus robuste et mieux répartie.











