
Un opérateur dans un atelier industriel. Il ouvre une vanne. Des litres d’eau chargée en produits chimiques s’écoulent dans le réseau d’assainissement. Ce geste se reproduit chaque semaine dans des milliers d’ateliers à travers le continent. Personne ne le filme. Personne ne le comptabilise.
Pourtant, quelque part en aval, cette eau finit dans une nappe phréatique. Et une famille puise dans cette nappe pour boire.
Près de 40 % de la population africaine n’a pas accès à l’eau potable. Selon l’ONU, 25 pays africains font face à un stress hydrique élevé. Ce dont on parle trop peu, c’est que cette eau est aussi dégradée de l’intérieur — par les industries du continent elles-mêmes.
L’industrie de l’impression en est un exemple discret. Chaque presse industrielle utilise des liquides de production qui se chargent en solvants et additifs chimiques, vidangés chaque semaine dans les réseaux. En Tunisie, plus de 80 % des infractions environnementales contrôlées par l’ANPE concernent la pollution hydrique. Des contaminations ont été relevées jusqu’à 40 kilomètres de certaines installations.
Ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est un modèle hérité : prendre l’eau, l’utiliser, la rejeter. Intenable sur un continent en stress hydrique.
La vraie question n’est pas comment mieux traiter l’eau polluée. C’est comment ne plus la polluer.
C’est précisément la problématique qu’adresse RYBSEN. Notre système AquaClean, brevet FR3070137, recycle l’eau industrielle en circuit fermé — zéro rejet, zéro gaspillage. Déployé en Tunisie, Algérie et Côte d’Ivoire, il prouve qu’une industrie propre est possible, dès aujourd’hui, sur notre continent.
Par Yassine Rezgui, CEO Fondateur de RYBSEN











