
Le ministère des Transports a annoncé la mise en œuvre de mesures d’urgence afin de clarifier le statut juridique du port de commerce de Skhira et en assurer une exploitation performante.
Les mesures devraient notamment permettre de finaliser la conclusion de l’accord entre l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) et la TRAPSA, la compagnie des Transports par Pipe-lines au Sahara.
Cette annonce fait suite à une question écrite adressée au ministère par le député de la circonscription de Sfax-Ouest à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Saber Masmoudi, portant sur le chevauchement des prérogatives relatif à ce port. Classé parmi les ports commerciaux en vertu du décret n° 2000-1001 du 11 mai 2000, celui-ci relève de la gestion juridique exclusive de l’OMMP.
Pour résoudre cette problématique, le département ministériel prévoit de procéder sur le terrain à la délimitation des frontières maritimes et terrestres du port, ainsi qu’à la publication d’un décret précisant les modalités de délimitation du domaine public portuaire, incluant les ports commerciaux, touristiques et militaires.
Dans une perspective de développement stratégique, le port de Skhira a par ailleurs été intégré à l’étude du plan directeur des ports à l’horizon 2040, dans le but d’assurer l’intégration portuaire. Menée par un consortium international réunissant des bureaux d’études tunisien, français et polonais, cette étude doit se dérouler sur une durée de 15 mois.
L’ensemble des parties prenantes devrait valider les conclusions de ce plan au cours de l’année 2027 pour ainsi engager sans délai les études techniques approfondies concernant les quais et les infrastructures identifiées, avant d’entamer la phase de réalisation effective des travaux.
Le ministère des Transports vise, à terme, la construction d’un port consacré aux activités liées au phosphate et le renforcement du rôle logistique du port de Skhira, afin que celui-ci puisse pleinement contribuer au soutien de l’économie nationale.











