
Fethi Zouhaier Nouri gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a plaidé pour un système financier international fondé sur la diversification, la représentativité des économies émergentes et la coopération.
S’exprimant lors du Congrès Financier International de Saint-Pétersbourg, où il figurait parmi les invités d’honneur sur invitation de la gouverneure de la Banque de Russie, Elvira Nabiullina, il a exposé sa lecture des transformations que traverse actuellement l’architecture financière internationale.
Selon lui, la place occupée demain dans la finance mondiale ne reviendra pas uniquement aux puissances économiques établies, mais à ceux qui parviendront à susciter la confiance, à stimuler l’innovation, à investir dans leur capital humain et à construire des partenariats fondés sur le respect réciproque.
Fethi Zouhaier Nouri a détaillé quatre piliers qu’il juge indispensables à la construction d’un ordre financier international renouvelé, notamment une diversification accrue, destinée à consolider la stabilité du système financier à l’échelle mondiale, une représentativité élargie, qui accorderait un poids plus significatif aux économies émergentes dans les instances de décision, une résilience appuyée sur la coopération et le dialogue entre les différents acteurs financiers internationaux, appelant enfin à un recours plus large aux nouvelles technologies, au service d’un développement économique à la fois inclusif et durable.
Cette rencontre annuelle rassemble des gouverneurs de banques centrales, des décideurs publics, des représentants d’institutions financières internationales ainsi que des experts de haut niveau autour des grandes questions qui structurent la finance mondiale. Fethi Zouhaier Nouri y a pris la parole lors d’un panel consacré à la refonte de l’ordre financier mondial dans un cadre multipolaire, en compagnie d’autres gouverneurs de banques centrales et responsables internationaux.
La présence de la BCT à ce forum traduit son engagement à participer aux débats portant sur l’évolution du système monétaire et financier mondial, souligne l’institution dans un communiqué, affirmant qu’elle entend continuer à promouvoir une gouvernance financière plus inclusive et plus résiliente, mieux ajustée aux défis que rencontrent les économies émergentes et en développement.











