Tunisie – Insertion professionnelle des femmes : 34 entreprises et 217 opportunités pour les diplômées STEM

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Lors de la 2ème édition du forum consacré à l’insertion professionnelle des femmes et des jeunes dans les filières Science, Technology, Engineering, Mathematics (STEM), 150 jeunes diplômées tunisiennes ont pris à des entretiens d’embauche avec 34 entreprises proposant 217 postes répartis dans sept secteurs d’activité.

Organisé par l’ONU Femmes en Tunisie, en partenariat avec l’ambassade des Pays-Bas en Tunisie, le Fonds « Challenge pour l’emploi des jeunes » ainsi que PFI Consulting, l’évènement ambitionne de favoriser l’égalité des chances et ainsi participer à la construction d’une économie plus inclusive, a précisé Emna Trabelsi, responsable des partenariats à l’ONU Femmes en Tunisie, à l’agence TAP.

Oussama Azouzi, directeur du cabinet PFI Consulting, a indiqué que 300 candidates avaient pris part à la réunion préparatoire précédant le forum, parmi lesquelles 150 ont été retenues pour se présenter aux entretiens, à l’issue d’une formation à distance de quatre jours. Il a précisé que ce programme, encadré par des spécialistes en technologie, en ressources humaines et en psychologie, a couvert plusieurs volets, dont la préparation psychologique aux entretiens, le développement de la confiance en soi, les techniques de communication et de persuasion, ainsi que l’élaboration d’un curriculum vitae professionnel à l’aide d’outils d’intelligence artificielle adaptés aux exigences actuelles du marché du travail.

La première édition du forum avait permis de mettre en relation 104 candidates avec 29 entreprises, débouchant, dans les trois mois suivants, sur le recrutement de 43 d’entre elles, soit un taux d’insertion de 41,3%.

Issam Kharchani, représentant du Fonds « Challenge pour l’emploi des jeunes », a souligné que la Tunisie occupe la deuxième place mondiale pour la proportion de femmes diplômées des filières scientifiques rapportée à la population totale. Cependant, cela ne se reflète pas suffisamment dans les taux d’insertion professionnelle, puisque le taux de chômage des femmes, en particulier les diplômées dans les spécialités scientifiques et de la santé, reste supérieur à celui des hommes, a ti l affirmé. Il a ajouté que le secteur privé constitue désormais un pilier central pour l’intégration de ces profils, les capacités du secteur public en matière de recrutement demeurant restreintes. Il a par ailleurs mentionné l’engagement pris par plusieurs entreprises privées d’offrir des postes assortis de rémunérations équitables et de conditions de travail adéquates, en vue de favoriser l’insertion économique des jeunes diplômées.

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