Namia Ayadi : « La Tunisie est un excellent portail pour aller en Afrique »

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Entretien avec Madame Namia Ayadi Berrayana, Head of Global Transaction Banking

Que recouvre la notion de banque transactionnelle ?

La banque transactionnelle couvre deux activités majeures. Les activités de Cash Mangement ou  Digital Entreprises. Ces services bancaires, au moyen d’une large gamme de solutions technologiques en ligne, offrent à l’entreprise la possibilité de gérer une multitude d’opérations bancaires à distance. Attijari bank a toujours été précurseur sur le marché tunisien dans le développement des moyens de paiements à distance pour les entreprises. Notre ambition aujourd’hui est d’être un acteur financier clé, en termes de Digital entreprises.

La seconde activité que couvre la banque transactionnelle est le développement à l’international.

Filiale du Groupe Panafricain «Attijariwafa bank», le premier groupe bancaire et financier au Maghreb, est présent dans 25 pays. Attijari bank se fixe comme priorité de mettre à la disposition de ses clients les moyens et outils nécessaires leur permettant une proximité géographique certes, mais surtout, une proximité opérationnelle pour plus de disponibilité

Notre politique de développement à l’international se base sur deux axes majeurs : l’attraction des investissements directs étrangers en Tunisie, le développement du Trade aussi bien avec nos partenaires classiques qu’avec les nouveaux marchés et en particulier l’Afrique Sub-saharienne. Notre réseau de filiales nous permet d’accompagner aussi bien l’entreprise tunisienne que l’entreprise étrangère et, en l’occurrence Britannique, dans le développement de ses activités d’exportations et d’investissement en Afrique Sub-saharienne.

Quel est le rôle que vous jouez  au sein de la Chambre de commerce tuniso-britannique ?

Nous jouons un rôle actif dans de nombreuses Chambres mixtes et la britannique en particulier. Nous considérons que la Tunisie peut jouer le rôle de pont entre les deux rives Nord et Sud. La  Tunisie est considérée par les entreprises européennes et Britanniques comme un excellent site d’investissement offrant des avantages indéniables. Le but est d’attirer les entreprises britanniques à s’installer en Tunisie et faire de notre pays leur base arrière pour leur développement aussi bien en Afrique Sub-saharienne qu’en Libye.

Le développement des exportations tunisiennes sur le marché britannique est également une priorité pour la Chambre. Nous œuvrons à organiser des événements de promotion impliquant la partie britannique, notamment des grands groupes et des centrales d’achat. L’objectif est d’augmenter la visibilité des produits «Made in Tunisia» et ce, dans plusieurs secteurs porteurs comme l’agro-business, les produits bio, les produits pharmaceutiques, le textile…

Le Brexit avance à grands pas. Quelle est votre analyse ?

Nous avons tenu au sein de la Chambre de nombreuses réunions de pré-préparation des nouveaux accords bilatéraux. Les accords bilatéraux contribuent certes, à promouvoir les échanges entre pays mais ils ne sont pas suffisants. Il faut créer cette dynamique et cette conviction entre les opérateurs tunisiens et britanniques. La Chambre œuvre à créer cette conviction et à installer une dynamique durable entres les deux marchés aussi bien en termes d’investissement qu’en termes de trade.

Quels  sont les secteurs clés qui peuvent changer la donne au niveau bilatéral ?

Assurément l’agroalimentaire. En Tunisie, nous avons une place à prendre et un savoir-faire indéniable. Le marché du bio est également très porteur et là encore, la Tunisie dispose d’un bon savoir-faire.

Il convient à la fois de développer nos volumes d’exportation en matière d’agroalimentaire et d’attirer les investissements britanniques dans ce secteur clé.  Cela se traduit par la mise en œuvre d’une stratégie globale pour mobiliser et impliquer les leaders tunisiens de l’agrobusiness, les groupements professionnels et associer toutes les structures institutionnelles telles que l’APIA le CEPEX et la FIPA en s’appuyant sur la Chambre de Commerce en tant que force de proposition à travers ses différentes commissions spécialisées.

Les nouvelles technologies et les industries de pointe sont un autre secteur sur lequel il convient de capitaliser compte tenu du savoir-faire de notre pays et du bassin de compétences reconnu à l’étranger.

Nous ambitionnons d’attirer plus d’investissements à forte valeur ajoutée dans les domaines des TIC, de l’aéronautique et de l’automobile et, créer ainsi des emplois pour les diplômés du supérieur. Idem pour le secteur du textile où nous restons très compétitifs dans des marchés de niche.

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