Industries culturelles et créatives : La Tunisie sous-exploite un secteur à 1,5 milliard de dinars

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À 0,4% du PIB, la contribution des industries créatives à l’économie tunisienne reste bien en deçà de son potentiel réel, selon Ahmed Amine Azzouzi, expert en structuration des industries créatives.

S’exprimant sur les ondes d’Express FM, il précise qu’à l’échelle mondiale, ce secteur pèse environ 3% de la production économique globale, un chiffre qui grimpe bien plus haut dans les pays ayant fait de ces filières un axe prioritaire de leur politique de développement.

À l’échelle mondiale, ce secteur pèse environ 3% de la production économique globale, un chiffre qui grimpe bien plus haut dans les pays ayant fait de ces filières un axe prioritaire de leur politique de développement.

Pour la Tunisie, l’économie créative nationale ne génère pas plus de 0,4% du PIB, alors que son chiffre d’affaires atteignait déjà environ 1,5 milliard de dinars en 2019, selon certaines estimations.

Ahmed Amine Azzouzi estime que le secteur souffre d’une structuration juridique et économique insuffisante, d’un dispositif de protection de la propriété intellectuelle lacunaire dans son application, et de mécanismes de distribution, de promotion et d’exportation des œuvres culturelles encore trop peu développés. Sur la question des droits d’auteur, il précise que les textes législatifs existent déjà, mais que le problème central tient à leur mise en œuvre effective et au faible niveau de sensibilisation à ces enjeux, aussi bien chez les exploitants que chez les créateurs eux-mêmes.

Les industries culturelles et créatives ne sauraient relever du seul ministère des Affaires culturelles, souligne l’expert expliquant que le développement appelle une coordination interministérielle impliquant les Finances, l’Industrie, l’Investissement, l’Éducation et l’Enseignement supérieur, en y associant le secteur privé et la société civile.

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