Gouvernance des entreprises en Tunisie : L’ITA dresse un état des lieux

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Les entreprises tunisiennes doivent consolider leurs mécanismes de gouvernance pour répondre aux standards internationaux, qui accordent une place grandissante à la transparence, à la gestion des risques et à la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, a souligné Moez Joudi, président de l’Institut Tunisien des Administrateurs (ITA).

La gouvernance d’entreprise regroupe l’ensemble des règles et des pratiques qui déterminent la façon dont une société est dirigée et contrôlée et recouvre la transparence des décisions prises par les organes de direction, la responsabilité des dirigeants et des administrateurs, la prévention des conflits d’intérêts, la gestion des risques ainsi que la prise en compte des intérêts des différentes parties prenantes.

En Tunisie, ce cadre repose principalement sur les règles édictées par la BCT pour les secteurs bancaire et financier, ainsi que sur celles fixées par le Conseil du Marché Financier (CMF) pour les sociétés et les banques cotées en Bourse. Moez Joudi a précisé que le respect de ces critères représente désormais un facteur déterminant pour les entreprises qui cherchent à se développer et à obtenir des financements extérieurs, ces derniers étant de plus en plus conditionnés par des exigences environnementales, sociales et liées aux droits des salariés, selon ses propos rapportés par Mosaïque FM.

Le président de l’ITA a relevé que plusieurs sociétés tunisiennes ont accompli des avancées notables en matière de gouvernance, certaines étant citées en référence à l’échelle maghrébine, africaine et internationale. D’autres entreprises doivent en revanche améliorer leurs pratiques dans ce domaine.

Moez Joudi a également mis en avant la question de la représentation des femmes au sein des instances dirigeantes, qui figure parmi les critères pris en compte dans les bonnes pratiques de gouvernance. Les banques et les entreprises sont ainsi encouragées à confier davantage de responsabilités aux femmes qualifiées siégeant dans leurs conseils d’administration, en particulier dans les fonctions liées à la gestion des risques, à la gouvernance et à l’élaboration des stratégies. Alors qu’environ 4 femmes occupaient auparavant des sièges dans les conseils d’administration des sociétés cotées en Bourse, leur nombre dépasse aujourd’hui 30.

L’ITA entend poursuivre cette progression en coopération avec la Bourse de Tunis, le CMF et d’autres institutions publiques et privées, tant en Tunisie qu’au Maghreb et en Afrique, notamment par le biais de programmes de formation continue destinés aux administrateurs et aux dirigeants d’entreprises.

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