
Hammamet a accueilli la première édition du forum économique tuniso-golfe, réunissant des chefs d’entreprise et des dirigeants venus de Tunisie, d’Oman, de Jordanie, du Soudan et des Émirats arabes unis, aux côtés de spécialistes de l’arbitrage et de la médiation, dans le but d’étudier les possibilités d’investissement et de partenariat entre la Tunisie et les pays du Golfe et de consolider leur coopération économique, en particulier dans la formation, l’entrepreneuriat et le management.
L’événement a été mis sur pied à l’initiative de la Fondation Justice pour l’arbitrage et la médiation, associée à la Tunisian Foreign Bank, à Ritage National City d’Oman ainsi qu’à Wafacash. Ses organisateurs entendent aussi faire progresser le recours aux mécanismes de règlement des différends, à commencer par l’arbitrage commercial et la médiation, présentés comme des leviers susceptibles de sécuriser les relations d’affaires entre les deux zones.
Interrogée par l’Agence TAP, la présidente du forum, Leïla Derouich, a présenté cette première rencontre comme un point de départ appelé à déboucher sur des partenariats stratégiques et des opportunités d’investissement durables. Elle a fait part de son ambition de pérenniser l’événement sur une base annuelle et d’en faire une plateforme arabe de référence pour la présentation de projets et d’opportunités d’investissement. Toujours selon elle, le forum a vocation à attirer davantage d’investissements vers la Tunisie, à mettre en avant les compétences tunisiennes établies à l’étranger et à favoriser les échanges d’expériences entre opérateurs économiques des deux rives.
Ahmed Amsib, représentant de Ritage National City d’Oman, a de son côté mis en avant l’intérêt de la présence omanaise à ce rendez-vous, qui doit permettre de repérer des opportunités d’investissement en Tunisie tout en faisant connaître celles qui existent à Oman. Il a appelé à une multiplication des échanges entre délégations d’investisseurs tunisiens et omanais, en vue de partenariats profitables au développement des deux économies.
Jallel Boudhina, représentant du groupe Alkebulan pour l’investissement et le développement, actif en Tunisie, en Algérie et en Libye, a pour sa part indiqué que son groupe compte explorer de nouvelles pistes de collaboration, notamment dans les travaux publics, les énergies alternatives et les solutions intelligentes appliquées aux enjeux énergétiques.
Les organisateurs espèrent désormais transformer cette première rencontre en un rendez-vous récurrent, susceptible de consolider les liens économiques entre la Tunisie et ses partenaires du Golfe.











