
Le cabinet britannique Oxford Economics a publié son Global Cities Index 2026, classement annuel portant sur 1 000 villes réparties dans 163 pays et évaluées selon cinq catégories économiques. Trois villes tunisiennes figurent dans ce classement, Tunis à la 502e place, Sfax à la 588e et Sousse à la 698e, loin derrière Le Caire, Casablanca ou Alger.
L’index d’Oxford Economics repose sur cinq catégories dont « Économie », qui mesure la taille, la structure et la croissance économique de chaque ville, pèse pour 30% de la note globale, « Capital humain », qui englobe les indicateurs démographiques et éducatifs, compte pour 25%, tout comme la Qualité de vie, qui prend en compte les revenus, le logement, l’espérance de vie et la criminalité, « Environnement » et « Gouvernance » qui complètent le dispositif de notation avec 10% chacun. Pour la Gouvernance, précisément, le cabinet applique un score national identique à toutes les villes d’un même pays, considérant que la stabilité politique et la qualité des institutions relèvent davantage de l’échelon national que municipal.
Pour la capitale Tunis, 502e du classement mondial, les scores par catégorie sont de 737 en Économie, 216 en Capital humain, 613 en Qualité de vie, 493 en Environnement et 514 en Gouvernance.
Sfax, 588e, affiche des résultats de 758 en Économie, 681 en Capital humain, 507 en Qualité de vie, 179 en Environnement et 514 en Gouvernance.
Sousse, classée 698e, enregistre 886 en Économie, 643 en Capital humain, 678 en Qualité de vie, 401 en Environnement et 514 en Gouvernance.
Tunis se distingue par son meilleur score en Capital humain parmi les trois villes tunisiennes, tandis que Sfax obtient le meilleur résultat environnemental du pays.
Le Caire, présenté par Oxford Economics comme la ville africaine la mieux classée du monde, occupe la 255e position mondiale, avec un score de 196 en Économie, 42 en Capital humain, 376 en Qualité de vie, 798 en Environnement et 830 en Gouvernance. Le rapport prévoit pour la capitale égyptienne une croissance du PIB de 4% par an entre 2026 et 2035, portée notamment par le secteur des technologies de l’information et de la communication. Casablanca, se classe 384e, tandis que Rabat occupe la 445e place, Tanger la 622e, Agadir la 629e, Fès la 655e et Meknès la 708e position. En Algérie, Alger se situe à la 359e place et Oran à la 584e. La Libye, avec Tripoli, ferme la marche régionale à la 897e position.
Sur le continent africain, Oxford Economics distingue cinq villes appelées à générer, à elles seules, un tiers de la croissance du PIB des villes africaines du classement au cours des 25 prochaines années. Il s’agit du Caire, déjà cité, ainsi que de Nairobi au Kenya, 327e du classement mondial et surnommée la Silicon Savannah pour son secteur fintech, d’Accra au Ghana, 302e, en voie de devenir la cinquième économie d’Afrique subsaharienne d’ici 2050, de Dakar au Sénégal, 478e, et de Luanda en Angola, 582e, ville dont la part pétrolière dans l’économie doit chuter à 7% d’ici 2035 contre plus de 30% au milieu des années 2000.
En tête du classement mondial figurent toujours les mêmes métropoles occidentales, New York conserve la première place avec un PIB de 2 600 milliards de dollars, un PIB par habitant de 129 300 dollars et une population de 20,1 millions d’habitants sur son aire urbaine. Londres suit en deuxième position, avec un PIB de 1 200 milliards de dollars et 12,7 millions d’habitants, devant Paris, troisième, dont le PIB atteint 1 000 milliards de dollars pour 13,4 millions d’habitants. Seattle occupe la quatrième place, portée par ses secteurs technologique et aérospatial, avec un PIB de 632 milliards de dollars pour 4,2 millions d’habitants, tandis que San Francisco complète le top 5 avec un PIB de 842 milliards de dollars et le deuxième PIB par habitant le plus élevé au monde, à 181 900 dollars.











