
Le Conseil du Marché Financier (CMF) a annoncé avoir détecté la circulation de documents falsifiés portant illégalement son nom et les armoiries de la République Tunisienne, utilisés pour donner une fausse légitimité à des offres de services d’investissement qu’il n’a ni délivrées ni approuvées. Une personne se présentant sous le nom de Lua Myriam Trabelsi diffuse notamment une attestation d’accréditation prétendument certifiée par l’institution, munie d’un cachet et de mentions qui lui sont indûment attribués.
Le régulateur affirme catégoriquement n’avoir jamais établi, délivré ni certifié ce document, dont une copie a été jointe au communiqué afin que le public puisse l’identifier et se prémunir contre toute tentative de tromperie. L’institution souligne que ce type de pièce peut laisser croire à tort à l’existence d’un agrément ou d’une autorisation officielle alors qu’aucune validation de sa part n’a été accordée.
Face à cette situation, l’institution appelle les investisseurs et le grand public à ne donner aucune suite aux sollicitations les invitant à transférer ou déposer des fonds sur la base de tels documents ou propositions. Il recommande également une vigilance accrue à l’égard des produits et services financiers diffusés via les réseaux sociaux, les plateformes numériques ou tout autre canal de communication électronique. Toute personne ayant été approchée par ce type de démarche ou ayant reçu une offre suspecte est invitée à ne pas y répondre et à alerter aussi bien CMF que les autorités compétentes.
Le régulateur rappelle par ailleurs que quiconque envisage un investissement ou le recours à des services financiers doit au préalable procéder à des vérifications directement auprès de ses canaux officiels, afin de s’assurer du statut légal de la personne ou de l’entité proposant ces services ainsi que de l’existence des autorisations requises. La liste des intervenants agréés sur le marché financier tunisien reste consultable sur le site officiel de l’organisme.
Le CMF précise que ces agissements sont susceptibles de constituer des infractions à la législation en vigueur et pourraient revêtir un caractère pénal, selon la qualification juridique qui sera retenue par les autorités compétentes. L’institution indique qu’elle engagera les démarches légales nécessaires, notamment le dépôt d’une plainte auprès du Procureur de la République.








