33 341 dirigeants ont perdu leur emploi au premier semestre 2026, un record en France

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Selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs, réalisé par l’association GSC et la société Altares, 33 341 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en France au cours du premier semestre 2026, entraînant environ 80 000 pertes d’emploi salariées. Il s’agit d’une hausse de près de 7% par rapport à la même période de l’année précédente, qui constitue un record depuis la création de cet indicateur.

Le communiqué, publié le 26 août 2026, révèle qu’en moyenne plus de 180 dirigeants se sont retrouvés sans activité chaque jour sur les six premiers mois de l’année.

D’après ce rapport, les entrepreneurs à la tête des plus petites structures demeurent les premiers touchés par ce mouvement, puisque les dirigeants d’entreprises de moins de trois salariés concentrent près de 75% des pertes d’emploi enregistrées sur la période. Les structures de taille intermédiaire n’échappent toutefois pas à cette tendance, avec 694 dirigeants de PME d’au moins 20 salariés concernés, et la dégradation apparaît particulièrement marquée pour les entreprises de plus de 50 salariés, dont les pertes d’emploi progressent de près de 52% sur un an. Les entreprises réalisant plus de cinq millions d’euros affichant une hausse de 26,4%, tandis que celles dépassant les dix millions d’euros enregistrent une progression de 47,3%.

L’âge médian des dirigeants concernés s’établit à 46,8 ans au premier semestre 2026, contre 46 ans un an plus tôt, et si un quart des entrepreneurs touchés ont entre 41 et 50 ans, soit 8 829 personnes, la hausse la plus forte concerne les 26-30 ans, avec une progression de 9,1%.

Le secteur de la construction demeure le secteur le plus affecté, avec 7 718 chefs d’entreprise concernés sur les six premiers mois de 2026, soit près d’un quart des pertes d’emploi enregistrées à l’échelle nationale, même si la tendance recule légèrement de 0,2% par rapport au premier semestre 2025. Le bâtiment de second œuvre, qui représente plus de la moitié des pertes d’activité du secteur, affiche une hausse de 5,3% avec 4 262 entrepreneurs touchés, tandis que les travaux publics enregistrent au contraire un recul de 15,1%. Le commerce se classe en deuxième position avec 6 971 dirigeants affectés, en progression de 3,7%, une tendance qui touche notamment le commerce et la réparation de véhicules, en hausse de 9,5% avec 1 553 entrepreneurs, ainsi que les boulangers, pâtissiers et confiseurs en magasin spécialisé, dont les pertes d’emploi bondissent de 51,2%.

Le secteur de l’hébergement, de la restauration et des débits de boisson reste également sous forte pression, avec une augmentation de 10,4% des pertes d’emploi, soit 5 057 chefs d’entreprise concernés, la restauration concentrant 80% des situations recensées tandis que l’hébergement affiche une dégradation de 31,4%. Les activités d’assurances et financières enregistrent quant à elles une hausse marquée de 30,6%.

Le rapport signale par ailleurs une forte progression des pertes d’emploi dans les services aux entreprises, en hausse de 15,2% avec 4 770 entrepreneurs concernés, certains métiers apparaissant particulièrement fragilisés par l’intelligence artificielle et les difficultés à adapter leur modèle d’activité, à l’image des services administratifs combinés de bureau, en hausse de 70,3%, ou du conseil, en progression de 12,1%. Les services aux particuliers connaissent également une augmentation de 14,2%, avec 1 655 entrepreneurs touchés, les professionnels de l’entretien corporel figurant parmi les plus affectés avec une progression de 60,5%. Dans l’industrie, 1 994 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi au premier semestre 2026, un niveau stable par rapport à l’année précédente mais toujours élevé, la filière bois et matériaux de construction affichant une hausse de 15,2%.

Par région, les Hauts-de-France enregistrent la plus forte progression du pays, avec une hausse de 11% et 2 543 dirigeants concernés, une région où le secteur industriel, historiquement présent, affiche une dégradation de 32,8%. L’Île-de-France, première région économique du pays, concentre à elle seule près d’un quart des pertes d’emploi nationales, avec 7 860 chefs d’entreprise touchés, soit une hausse de 5,8%, la construction, le commerce et les services aux entreprises y étant les secteurs les plus impactés. L’Auvergne-Rhône-Alpes affiche une progression de 8,6%, avec 4 076 entrepreneurs affectés, les services aux particuliers y concentrant les tensions les plus fortes, en hausse de 17,8%. En Nouvelle-Aquitaine, 3 190 dirigeants se sont retrouvés sans emploi, soit une hausse de 9,6%, avec des situations particulièrement marquées en Gironde, en progression de 23,2%, et en Corrèze, en hausse de 20,2%. La Bourgogne-Franche-Comté, la Bretagne et l’Occitanie enregistrent également des progressions supérieures à la moyenne nationale, respectivement de 9,6% avec 1 082 entrepreneurs, de 7,4% avec 1 212 entrepreneurs et de 6,8% avec 2 997 entrepreneurs. Les Pays de la Loire comptabilisent 1 415 dirigeants concernés, en hausse de 6,2%, tandis que la Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre 3 032 pertes d’emploi, en progression de 3,2%, les Bouches-du-Rhône représentant près de quatre situations sur dix dans la région. Le Centre-Val de Loire recense 1 079 dirigeants touchés, en hausse de 2,5%, les agriculteurs figurant parmi les plus affectés avec une progression de 62,1%. Le Grand Est affiche une hausse contenue de 1,8%, avec 2 181 chefs d’entreprise concernés, une situation contrastée selon les départements puisque le Haut-Rhin enregistre une progression de 41,4% quand l’Aube connaît un recul de 24,6%. La Normandie enregistre enfin le taux le plus bas du pays, avec une hausse de 0,9% et 1 249 dirigeants concernés, le Calvados affichant la plus forte évolution de la région avec une progression de 22,7%.

 

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