Uber se retire du Nigeria et de l’Ouganda et supprime 3300 emplois dans le monde

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Uber Technologies a annoncé l’arrêt de ses activités au Nigeria et en Ouganda à compter du 2 septembre 2026, une double sortie décidée le même jour qu’un plan de restructuration mondial prévoyant la suppression d’environ 3300 emplois, soit près de 10% des effectifs du groupe.

Dans un communiqué, l’entreprise californienne a confirmé avoir pris la décision difficile de mettre fin à ses opérations dans ces deux marchés africains, tout en assurant vouloir accompagner chauffeurs, usagers et employés locaux durant la période de transition.

Ce retrait met fin à douze années de présence au Nigeria, où Uber avait lancé son service à Lagos en 2014 avant de s’étendre vers plusieurs grandes villes du pays. En Ouganda, le groupe referme près d’une décennie d’activité, ses opérations à Kampala ayant débuté en 2016. Uber a précisé que cette décision concernait exclusivement ces deux marchés et n’avait aucune incidence sur ses opérations menées ailleurs sur le continent africain. L’entreprise n’a communiqué aucun chiffre relatif au nombre de chauffeurs, d’usagers ou de salariés concernés, et n’a fourni aucune justification financière détaillée pour expliquer ce désengagement.

Uber a également tenu à écarter tout lien entre ce retrait du Nigeria et la récente directive de l’Autorité fédérale de l’aviation du pays encadrant les activités de VTC au sein des enceintes aéroportuaires. Le groupe attribue plutôt sa décision à l’évolution de ses priorités commerciales et à une réorientation de ses investissements sur le continent.

Ces deux départs interviennent dans le cadre d’un plan destiné à simplifier son organisation, réduire les niveaux hiérarchiques et réallouer ses ressources vers la croissance et l’innovation. Le groupe espère tirer de cette réorganisation des économies importantes, qu’il compte réinvestir dans ses priorités de développement, en particulier la mobilité autonome. Uber a par ailleurs déjà engagé plus de 10 milliards de dollars dans le développement de véhicules autonomes et dans plusieurs partenariats liés à cette technologie.

Ces retraits s’ajoutent à la liste des marchés où le géant américain de la mobilité a choisi de se désengager face à des conditions économiques jugées trop contraignantes, dont la Côte d’Ivoire, en septembre 2025, après six ans de présence à Abidjan Uber et la Tanzanie. Le groupe conserve pour l’heure ses activités en Egypte, au Ghana, au Kenya et en Afrique du Sud.

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