
La Banque Centrale de Tunisie (BCT) et le Conseil du Marché Financier (CMF) ont officialisé un accord de coopération et d’échange d’informations visant à consolider la coordination entre les deux organes chargés de la supervision du secteur financier tunisien.
Paraphé par Fethi Zouhair Nouri, Gouverneur de la BCT, et Hatem Sammari, Président du CMF, l’accord répond à une nécessité grandissante d’unifier les approches de contrôle face à l’imbrication toujours plus poussée des activités financières et à la multiplication des risques qui en découlent.
Les deux institutions justifient leur rapprochement par les bouleversements économiques, financiers, technologiques et réglementaires que traverse actuellement le secteur, qui appellent une supervision capable de suivre ces évolutions de façon coordonnée.
L’accord vise également à rapprocher les pratiques de contrôle tunisiennes des normes internationales et des références reconnues en matière de surveillance financière, tout en développant les échanges d’informations sur les sujets d’intérêt partagé entre les deux autorités.
Le texte prévoit d’abord un renforcement de la conformité en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes. Il ambitionne ensuite d’approfondir la coopération opérationnelle et technique entre les deux institutions sur le terrain. L’accord instaure aussi des mécanismes précis pour signaler les manquements relevés au sein des établissements soumis à supervision. Il entend par ailleurs accompagner les projets d’innovation financière numérique et le développement des services financiers digitaux. Enfin, il soutient l’essor de la finance verte et durable, avec un accent mis sur la publication d’informations extra-financières relatives à l’impact environnemental et social des institutions concernées.
L’accord met également en place des canaux permanents d’échange d’informations et d’expertise entre la Banque Centrale et le CMF, ainsi qu’une coordination continue de leurs actions de supervision.
Les deux institutions estiment que cette coopération renforcée contribuera à consolider la stabilité financière du pays et à améliorer la solidité, la compétitivité et la durabilité du secteur. Elles considèrent que ce cadre aidera les établissements financiers à s’adapter aux mutations économiques et technologiques en cours, tout en confortant le rôle du secteur financier dans le financement de l’économie tunisienne.










