
La Banque Tunisienne de Solidarité (BTS Bank) a financé près de 130 petits agriculteurs du gouvernorat de Tozeur à hauteur de 177 mille dinars, afin de couvrir les frais de récolte et de collecte de leur production de dattes, a indiqué le directeur régional de l’établissement, Karim Taher, à l’Agence TAP.
Selon le responsable, ces crédits de campagne ont pour vocation d’alléger la charge de trésorerie des petites exploitations et de favoriser le bon déroulement de la saison de cueillette. L’agence régionale a par ailleurs consenti des prêts aux propriétaires d’entrepôts frigorifiques, dont l’enveloppe unitaire oscille entre 20 mille et 60 000 dinars. Trente personnes en ont déjà bénéficié, dans le cadre d’une action menée avec le Commissariat régional au développement agricole (CRDA).
Karim Taher a précisé que l’activité de la banque ne se limite pas à la filière phœnicicole, ses crédits destinés aux micro-projets couvrent plusieurs secteurs propres à l’économie régionale, notamment l’artisanat, en partenariat avec le Commissariat régional à l’artisanat, ainsi que le soutien aux familles à revenu modeste. Sur cette dernière catégorie, près de 70 bénéficiaires ont été financés depuis le début de l’année, pour un montant global avoisinant 700 000 dinars, sous forme de crédits sans intérêts.
La BTS Bank a également accompagné 15 personnes à besoins spécifiques, pour un total de 150 000 dinars, en coordination avec la Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle.
Dans le prolongement des programmes d’inclusion économique pilotés par le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, l’agence régionale a financé des projets permettant à des femmes de lancer leur propre activité, chaque bénéficiaire pouvant obtenir jusqu’à 10 000 dinars, sans intérêts.
Enfin, en vertu d’une convention signée avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, la banque continue de financer des micro-projets portés par des diplômés de la formation professionnelle et des titulaires de diplômes de l’enseignement supérieur, souligne le directeur.










