
Le groupe suisse Cicor a annoncé, le 16 juin 2026, le lancement d’un programme destiné à renforcer sa rentabilité à la suite des acquisitions réalisées en 2025. Cette opération comprend notamment la cession de son site de production en Tunisie, des transferts d’activités entre plusieurs implantations internationales et diverses mesures d’optimisation.
Cicor poursuit l’intégration des sociétés acquises en 2025 à travers plusieurs réorganisations industrielles, avec les activités de production du site de Genève, repris auprès de Mercury Systems, seront transférées vers Newport, au Royaume-Uni, ainsi qu’à Bronschhofen, en Suisse et les opérations d’outillage liées au moulage par injection plastique seront également déplacées de Singapour vers Batam, en Indonésie.
En Suisse, l’unité spécialisée dans les substrats en couches minces située à Wangs met en œuvre un programme visant à accroître ses capacités de production et sa productivité afin de répondre à une demande soutenue, notamment dans les secteurs de l’aérospatiale et de la défense. Le groupe indique également avoir procédé à une rationalisation de certaines structures de management en Suisse, en Allemagne et en France. Une réorganisation similaire a été engagée en Thuringe, tout en conservant les sites de production existants.
Dans le cadre de cette réorganisation, Cicor a signé un accord portant sur la vente de son unité de production tunisienne, qui emploie environ 90 personnes. La transaction, dont la finalisation est attendue avant la fin du mois de juin 2026, s’élève à 1,3 million d’euros, sous réserve des ajustements habituels. Le groupe précise que cette opération entraînera un impact négatif exceptionnel de 300.000 CHF sur son résultat net, coûts de transaction inclus mais l’entreprise souligne toutefois que cette cession n’aura aucune incidence sur son chiffre d’affaires, les relations commerciales avec les clients concernés demeurant sous sa responsabilité.
Les activités industrielles du groupe en Afrique du Nord seront désormais concentrées sur ses sites de Berrechid et de Temara, à proximité de Casablanca, au Maroc, les activités d’Éolane et de Valtronic à Berrechid seront par ailleurs regroupées sur le site actuellement exploité dans cette ville.
L’ensemble de ces mesures devrait conduire à la suppression d’environ 220 postes, soit près de 5 % des effectifs totaux du groupe, y compris les emplois concernés par la cession de l’usine tunisienne.
Cicor estime que la mise en œuvre de ce programme générera des coûts exceptionnels d’environ 5 millions de francs suisses en 2026, avec la majeure partie de ces charges qui devrait être enregistrée au cours du premier semestre sous forme d’ajustements. En contrepartie, les gains récurrents attendus dépasseraient 10 millions de francs suisses d’EBITDA par an, avec une contribution déjà significative dès le second semestre 2026.
Le groupe indique attendre de ce plan une amélioration récurrente de son EBITDA de plus de 10 millions de francs suisses par an, tout en maintenant ses prévisions financières pour l’exercice 2026. Il prévoit par ailleurs une marge d’EBITDA ajustée proche de 5 % au premier semestre 2026, pour la seconde moitié de l’année, il anticipe une marge à deux chiffres, portée par la croissance organique attendue sur cette période et par les effets des mesures engagées.
Cicor maintient ses objectifs pour l’exercice 2026 et table toujours sur un chiffre d’affaires compris entre 700 et 750 millions de francs suisses, ainsi que sur un EBITDA ajusté situé entre 70 et 80 millions de francs suisses, précisant que l’évolution de la situation géopolitique, les fluctuations des taux de change et les tensions croissantes sur l’approvisionnement en composants demeurent les principaux facteurs susceptibles d’affecter l’atteinte de ces objectifs.











