
Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a annoncé que la Compagnie des transports par pipelines au Sahara (TRAPSA) ne sera pas cotée en Bourse pour le moment, soulignant l’impératif de maintenir la continuité du service public et celui de préserver la sécurité de l’approvisionnement énergétique du pays.
Cette position figure dans une réponse écrite que le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, qui assure également la gestion du département de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a transmise au président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Elle faisait suite à une question de la députée Fatma Mseddi portant sur la gouvernance, la rentabilité et la situation financière de la société.
Selon la même source, la compagnie prévoit, dans le cadre de son plan de développement 2026-2030, une vaste opération de modernisation de ses infrastructures dont la maintenance du pipeline, des équipements maritimes et des installations de stockage, ainsi que la construction de deux nouveaux bassins d’une capacité respective de 35000 m³ et de 5000 m³. Selon le ministère, ces dépenses serviront aussi à renforcer les systèmes de sécurité, à protéger l’environnement, à numériser les activités et à assurer le contrôle public des opérations. La TRAPSA demeure donc, à ce stade, intégralement sous giron public, et son programme d’équipement 2026-2030 sera mené sans recours au marché boursier.
La Compagnie des transports relève de la convention tuniso-française de 1958 et de la loi de 1985, classée parmi les entreprises publiques de catégorie « A » et exerce son activité dans le transport, le stockage et le chargement de pétrole brut, auxquels s’ajoutent des services pétroliers et maritimes. Son modèle économique repose sur des contrats assortis de tarifs qui sont révisés à intervalles réguliers, de façon à intégrer l’évolution des coûts d’exploitation et des indicateurs économiques.











