
La Tunisie ambitionne de porter ses exportations vers l’Afrique à 2 milliards de dollars d’ici 2035, soit un doublement par rapport à leur niveau actuel, un objectif porté principalement par le secteur privé, a révélé Wamkele Mene, secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine.
S’exprimant sur les ondes d’Express FM, à l’occasion d’un déplacement en Tunisie consacré au renforcement des échanges commerciaux entre le pays et le reste du continent, il a souligné qu’aucune économie ne peut se permettre de dépendre d’un marché unique, et la diversification des débouchés constitue désormais une nécessité pour la Tunisie.
Il a rappelé que la Zone de libre-échange continentale africaine ambitionne de fédérer 55 pays et près de 1,5 milliard de consommateurs au sein d’un espace commercial unifié, dans le but de lever les entraves qui pèsent sur la circulation des marchandises entre États africains, ouvrant aux entreprises du continent l’accès aux marchés voisins.
Le secrétaire général a précisé que l’ambition de la zone de libre-échange consiste à atteindre, à l’horizon 2030, une élimination totale des droits de douane, fixés à 0%, sur l’ensemble des catégories de produits, qu’il s’agisse des biens industriels, agricoles ou automobiles.
Il a toutefois nuancé cette perspective en rappelant que l’enjeu immédiat reste la mise en application concrète des accords déjà signés, certaines procédures douanières demeurant encore insuffisamment opérationnelles selon lui, ce qui appelle à une harmonisation et une simplification des systèmes douaniers entre les pays membres.
Wamkele Mene a par ailleurs estimé que la Tunisie dispose d’atouts substantiels pour intensifier ses relations commerciales avec ses partenaires africains, en s’appuyant sur un cadre axé sur la simplification des échanges et la levée des barrières à la circulation des biens. Cependant, le responsable a désigné le transport et la logistique comme l’un des obstacles majeurs au développement des échanges intra-africains. Il a fait savoir que l’organisation collabore avec les banques régionales et différentes institutions financières afin d’accompagner la construction de corridors commerciaux et d’infrastructures indispensables à la fluidité des flux de marchandises sur le continent.











