
Environ 19% de l’électricité produite par la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) échappe à toute comptabilisation dans ses ventes, a révélé un responsable au fait du dossier à Mosaïque FM. Une part conséquente de la production nationale se volatilise ainsi avant même d’atteindre les compteurs des clients facturés, aggravant une situation financière déjà fragile pour l’entreprise publique.
Sur ces 19% de production non valorisée, 12% correspondent à des pertes techniques inhérentes au réseau, survenant lors des phases de transport et de distribution du courant électrique. Le reste de cette proportion renvoie à une consommation illégale, alimentée par des branchements clandestins et divers détournements, qui ne fait l’objet d’aucune facturation auprès des usagers concernés.
Cette électricité dérobée représente un manque à gagner direct pour la STEG, l’énergie produite ne génère en retour aucune recette correspondante, creusant l’écart entre charges d’exploitation et revenus effectifs. Les impayés cumulés par ses clients atteignent environ 6,5 milliards de dinars, un montant qui vient s’ajouter au manque à gagner lié au vol d’électricité et fragilise davantage les équilibres budgétaires de la société, selon la même source.











