
Les frais envoyés par les ménages tunisiens pour financer la scolarité et les stages de leurs enfants hors du pays ont atteint 658 millions de dinars, alors qu’ils s’élevaient à 507,3 millions de dinars en 2024.
Il s’agit d’une hausse de près de 30%, selon le rapport annuel 2025 de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), remis au Président de la République, Kaïs Saïed par le Gouverneur de l’Institution, Fethi Zouhair Nouri.
Le document précise qu’environ 30 000 jeunes Tunisiens suivent actuellement une formation à l’étranger, avec la France qui arrive toujours en tête des pays d’accueil avec environ 16 000 étudiants tunisiens, l’Allemagne en deuxième position comptant près de 7 000 étudiants tunisiens recensés sur son sol en 2024.
Cette hausse des transferts liés aux études intervient après la publication, le 5 septembre 2025, de la circulaire n°10-2025 par la BCT, qui a modifié les conditions et les modalités des transferts en devises destinés aux étudiants tunisiens poursuivant un cursus ou un stage à l’étranger. Cette réforme a porté l’allocation mensuelle des étudiants de 3 000 à 4 000 dinars et l’allocation d’installation de 4 000 à 6 000 dinars par année universitaire ou scolaire. Elle a également étendu le dispositif aux stages académiques, jusque-là soumis à des autorisations spéciales et non couverts par les circulaires précédentes. La définition de l’année universitaire a par ailleurs été allongée, passant de neuf mois, d’octobre à juin selon l’ancienne circulaire n°93-10, à dix mois, de septembre à juin, sans dépasser la durée mentionnée sur le certificat d’inscription. Les étudiants boursiers ne peuvent bénéficier de cette allocation que dans la limite de la différence entre le montant prévu par la circulaire et celui de leur bourse, tandis que les frais d’inscription et d’études restent transférés sur présentation de factures ou de documents équivalents. La circulaire ouvre aussi la possibilité de transférer des fonds pour une année préalable de langue, à condition que le dossier domicilié couvre l’ensemble du parcours, et impose le rapatriement des fonds transférés dans un délai de 60 jours en cas de refus de visa ou d’abandon des études.











