Tunisie : Le Centre de Calcul El Khawarizmi se dote d’un supercalculateur chinois à 32 millions de dinars

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Le Centre de calcul El Khawarizmi (CCK), a démarré jeudi la période d’essai de son nouveau système informatique à haute performance, un équipement financé par un don chinois d’une valeur de 10,6 millions de dollars, soit 32 millions de dinars.

Le coût global de ce projet, engagé en 2013, s’élève à environ 35 millions de dinars, une enveloppe qui intègre la contribution chinoise ainsi qu’un apport de 3 millions de dinars mobilisé par le centre pour l’aménagement des locaux, l’acquisition d’équipements complémentaires et la réalisation d’études préparatoires, selon les précisions apportées à l’agence TAP par Sawssen Krichene, directrice du centre. Elle a également indiqué qu’une équipe chinoise de 5 ingénieurs et techniciens a accompagné les équipes tunisiennes durant la préparation de cette phase expérimentale, laquelle s’accompagnera de sessions de formation destinées aux enseignants, chercheurs et étudiants de l’université sur l’utilisation de ce nouvel outil.

Cette période de test, prévue pour durer plus de trois mois, doit permettre de former les futurs utilisateurs universitaires avant une mise en service programmée dans les prochains mois.

Selon les données communiquées, l’installation représente la troisième expérience du genre sur le continent africain en matière de capacités de calcul à haute performance, ce qui doit élargir les moyens disponibles pour la recherche scientifique tunisienne en matière de traitement et de stockage de données.

Interrogé par l’agence TAP, le ministre de l’enseignement supérieur, Mondher Belaid a présenté ce projet comme un appui pour la recherche scientifique nationale, en lien avec les priorités du pays dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et de la santé. Il a précisé que la plateforme, hébergée à l’université, ouvrira ses services aux acteurs des secteurs public et privé, avec pour objectif de favoriser l’échange d’expertises et la constitution de réseaux de recherche pluridisciplinaires, ainsi que la valorisation des résultats obtenus. Le ministre a ajouté que cet outil devrait aussi appuyer les efforts scientifiques dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la simulation numérique, la médecine, les sciences des matériaux, les énergies renouvelables, l’agriculture intelligente, la cybersécurité et l’analyse des données.

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