Voilà pourquoi le Maroc n’est pas notre concurrent !!

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Nabil Allani

Contrairement à l’avalanche des idées reçues quand on évoque les mots clés Maroc, Tunisie ces deux pays ne sont pas en compétition. Géographie oblige ils sont séparés par l’immense territoire algérien. Sur le plan du développement économique et le modèle de croissance les différences entre Tunis et Rabat rappellent ce qui éloigne le système français du modèle allemand. La Tunisie et le Maroc on commandé au tout début des années 80 des stratégies de croissance économique de type Mc Kinsey. L’usage qui en est fait dans chacun des deux pays nous interpelle. En 1999 le Roi Hassan II disparaît. Le jeune Mohamed IV accède au trône et avec lui une nouvelle génération. C’est le temps de l’euphorie et des grands changements. Au même moment la Tunisie de Ben Ali le système totalitaire soutenu par les chancelleries occidentales installe une croissance vertueuse jumelant astucieusement le développement à marche forcée de la classe moyenne et la séduction des investisseurs étrangers.

Le Maroc applique à la lettre les recommandations contenues dans une étude stratégique et lance des reformes qui visent la réalisation d’objectifs majeurs comme la ré industrialisation, la transformation de l’agriculture, le renouvellement du tourisme et l’inclusion sociale. En 2018 le Roi Mohamed VI estime publiquement que le modèle a atteint ses limites. Le défi social et les aléas de la nature empêchant le Maroc d’avancer et d’aller plus loin. Mais les acquis sont là le pays dispose d’une logistique aux nomes internationales, il occupe la premier rang africain dans l’industrie automobile, mis en place une belle industrie de co-traitance dans le secteur aéronautique et soigne une filière touristique très dynamique et accélère sa transformation énergétique…

Profondément fragilisée par la transition démocratique la Tunisie regarde impuissante ses argument économiques se fissurer. Les progrès civiques sont indéniables mais la crise politique et des institutions fait des ravages. N’empêche que le pays dispose encore de nombreux atouts que le Maroc ne possède pas. D’abord un gisement d’emplois intarissable. L’industrie de transformation reste encore attractive et l’économie de service ( santé, technologies, éducation ) se développe malgré tout au même titre qu’une agriculture de plus en plus intelligente. Cependant trois grandes menaces pèsent, la fuite des cerveaux, la corruption et le fort déséquilibre entre les régions.

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