
Lors d’une audition organisée le jeudi 5 mars 2026 devant la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts (CNRD), les responsables de la Compagnie tunisienne de navigation (CTN), ont présenté les grandes lignes d’un programme d’investissement prévu dans le plan de développement 2026-2030.
Evalué à environ 500 millions d’euros, ce budget sera consacré à l’achat d’un navire mixte pour le transport de passagers et de marchandises, ainsi que de deux unités dédiées au transport de remorques, afin de consolider la capacité opérationnelle de la flotte.
La flotte actuelle, bien que composée de plusieurs navires assurant le transport de passagers et de fret, souffre d’une vétusté relative à l’exception du navire « Tanit ». Cette situation engendre des coûts de maintenance élevés et complique l’exploitation quotidienne. Pour y remédier, la compagnie réalise des entretiens préventifs réguliers visant à limiter les pannes techniques. Toutefois, des défaillances imprévues peuvent survenir, entraînant l’immobilisation temporaire de certains bâtiments et des délais supplémentaires liés à l’acquisition de pièces de rechange.
Une stratégie globale a été définie autour de trois orientations dont le renouvellement des navires et leur mise en conformité avec la réglementation maritime internationale ; l’amélioration de la compétitivité via une restructuration interne, la modernisation des systèmes informatiques et l’adoption de méthodes de marketing numérique ; et enfin, le maintien de la position de la CTN sur le marché, à diversifier ses activités et à ouvrir de nouvelles lignes maritimes.
Parallèlement à ces investissements matériels, un programme de restructuration est en cours d’élaboration en coordination avec l’autorité de tutelle, ciblant le développement des ressources humaines, l’accélération de la numérisation et l’optimisation de la politique commerciale pour s’adapter aux mutations du secteur.
La CTN, fondée le 7 mars 1959 pour doter le pays d’une flotte nationale et stimuler les échanges avec l’Europe, détient un capital de 126 millions de dinars réparti entre l’État à hauteur de 86,2 % et des personnes morales publiques pour les 13,8 % restants.











