Tunis abrite un colloque international axé sur la langue arabe dans son voisinage

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Sous le thème : « En arabe nous nous envolons », se tient au siège de l’ALECSO au Centre Urbain Nord à Tunis du 7 au 9 décembre le colloque international multidisciplinaire : La langue arabe et le dialogue linguistique du voisinage. Cette conférence est organisée par l’association du Forum de Carthage en collaboration avec l’Organisation arabe de l’éducation, de la culture et des sciences (ALECSO), l’Université de Tunis, le Centre des études et des recherches économiques et sociales(CERES) et avec l’appui de la Fondation tunisienne pour le développement.

Y prendront part des représentants d’organisations internationales à savoir l’ALECSO, l’UNESCO et l’Institut du monde arabe, le secrétaire général de l’Académie arabe du Caire, 27 professeurs chercheurs des universités tunisiennes, 16 de leurs collègues des universités d’Algérie, du Maroc, de France, d’Italie et de Serbie, des experts dans l’apprentissage de la langue arabe et des inspecteurs des enseignements primaire, moyen et secondaire ainsi que des étudiants doctorants.

Un ensemble d’axes seront étudiés au cours de ces assises se rapportant à l’arabe en lien avec son histoire et sa destinée, à la langue arabe aujourd’hui avec une évaluation des efforts de modernisation, à l’arabe dans sa relation avec la traduction en particulier celle des terminologies, de l’état de l’enseignement de l’arabe, des liens de l’arabe classique avec les dialectes locaux hybridés par l’anglais ou le français, les médias et les réseaux sociaux et leur impact sur l’arabe classique ainsi que l’arabe et les logiciels de numérisation de l’arabe, son hébergement sur Internet.

La problématique principale qui sera au centre de cette conférence se rapporte au statut qu’a acquis la langue arabe par son classement parmi les principales langues du monde (sixième et langue officielle dans les forums internationaux), de son lien avec le domaine des médias et du monde des affaires, et des énormes paris que lui accordent ses locuteurs et ses apprenants non natifs. Sera également sur le tapis le paradoxe constitué par l’utilisation limitée de la langue arabe dans les pays arabes, qui se caractérise son manque d’activation dans tous les domaines des relations administratives, dans la vie économique, culturelle, sociale et éducative, ainsi que dans la recherche scientifique.

Des questions majeures y seront posées parmi lesquelles : Comment les Arabes peuvent-ils transformer la langue arabe en une langue véritablement moderne et véritablement vivante, une langue capable d’absorber et d’exprimer la pensée nouvelle ? Comment peuvent-ils la nourrir d’une pensée arabe vivante à dimension humaine ? Cela peut-il se produire sans une interaction créative entre la vitalité du voisinage et la vitalité de l’innovation ? Comment la langue arabe peut-elle retrouver sa vraie place si les chercheurs arabes n’osent pas participer à des programmes de recherche internationaux et contribuer aux réseaux internationaux de connaissances afin que leurs recherches soient cohérentes avec les préoccupations et les besoins renouvelés de l’humanité, comme les énergies alternatives, la conservation des océans, la question de l’eau, la communication digitale, droits des femmes… ?

Les actes du colloque seront publiés et ses recommandations seront soumises à l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et la science (ALECSO) et aux décideurs à différents niveaux.

 

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