TABC : L’intelligence économique au centre du Tunisian Empowerment Forum 2018

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Tunisian Empowerment Forum 2018

Pour sa 2è édition, des 17 et 18 juillet 2018, le Tunisian African Empowerment Forum (TAEF) a tenu ses promesses: pas moins de 50 intervenants venus d’Afrique et d’Europe, et plusieurs délégations ministérielles subsahariennes, des chercheurs et des étudiants de Tunis et d’ailleurs. Au menu des travaux, l’enseignement de l’intelligence économique en Afrique face aux stratégies des puissance, thème du premier panel du Forum.  

Organisé par le Tunisian African Business Council (TABC) fortement représenté par ses membres en tête desquels Messieurs Bassem Loukil et Anis Jasiri, respectivement Président et Secrétaire général du TABC, deux chevilles ouvrières qui œuvrent pour le rapprochement économique et commercial entre la Tunisie et les pays subsahariens, le TAEF2018 s’est tenu du 17 et 18 juillet au Laico Hôtel de Tunis, sous le haut patronage du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et du Ministère tunisien de la formation professionnelle et de l’Emploi. Les deux journées de rencontres auront été marquées par les expositions et les conférences animées par des experts tunisiens, subsahariens et européens. Tous ont mis l’accent sur les métiers d’avenir au niveau du continent africain notamment dans le domaine de l’intelligence économique (IE) pour ne citer que cela en exemple, mais également sur la nécessité de mieux former les futures générations en adéquation avec les besoins réels présents et futurs du continent africain.

L’intelligence économique au cœur des enjeux majeurs du continent africain

Le Forum s’est ouvert avec le premier panel sur « l’intelligence économique en Afrique et l’enseignement de la stratégie des puissances sur le continent », un moment très attendu, car il faut bien l’avouer, c’est la première fois dans ce genre de forum que l’on parle de l’IE en Afrique. Avec les spécialistes venus d’Europe et d’Afrique, notamment Messieurs Hugo Zunzarren, Christian Nyombayire, Hichem El Phil et Guy Gweth, tous membres du CAVIE (Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique). Ce dernier a eu le privilège de modérer ce panel de haut niveau. Dans son exposé préliminaire, Monsieur Gweth, président du CAVIE, a d’abord expliqué ce qu’on entend par l’IE pour les marchés africains avant d’expliquer comment sa pratique constitue un outil au service des gouvernements dans leurs politiques de développement, mais aussi comment les entreprises africaines peuvent en tirer profit face à la concurrence de plus en plus rude. Faisant remarquer les besoins en ressources de haut niveau dans le secteur, l’ensemble des panélistes s’est accordé sur la nécessité qu’il y a à former des compétences africaines dans ce domaine. Le continent redevient un terrain de jeu pour les puissances et il est urgent que l’Afrique se dote de compétences en la matière tout en insistant sur le fait qu’il est absolument vital que l’Afrique défende son propre modèle. Le continent célèbrera d’ailleurs, dorénavant, la Journée Africaine de l’Intelligence Economique (#JAIE) chaque 3 août, en référence à la date de création du CAVIE.

Un MBA en Intelligence économique et marchés africains à l’Université Centrale

L’impérieuse nécessité d’éduquer et de former des jeunes africains, notamment dans le domaine de l’IE, où les besoins se font sentir aujourd’hui, a été au cœur des préoccupations des participants. Et la réponse ne s’est pas faite attendre car c’est  lors de ce forum que le CAVIE a signé avec l’Université Centrale de Tunis un accord portant sur la création du premier MBA africain en intelligence économique qui ouvrira en septembre 2018. Une première en Afrique, mais pas une dernière, car selon les propos du Président du CAVIE, Monsieur Guy Gweth, le même programme verra le jour au Sénégal et en RD Congo pour ne citer que ces deux pays. Ce programme d’élite vise à former les professionnels de la veille, de l’investigation, du traitement, de la diffusion, de la sécurité, de l’influence, et de la production du renseignement économique et financier utiles aux décideurs actifs en Afrique. Ouvert aux diplômés bac + 4/5 des écoles de commerce et d’ingénieurs, mais aussi de sciences politiques, économiques et de gestion, ce MBA – qui répond aux besoins des marchés africains – s’adresse aussi aux cadres supérieurs, diplomates, officiers en reconversion désireux d’exercer en Afrique ou de travailler sur les questions africaines.

Devenu le rendez-vous annuel par excellence de l’enseignement supérieur, le TAEF est un laboratoire d’idées où des experts confrontent leurs idées pour apporter des solutions aux questions inhérentes à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle en vue de proposer des recommandations pour une meilleure collaboration sur le continent africain. Cette deuxième édition a tenu la promesse des fleurs aux dires de nombreux participants.

Source : Agence Ecofin

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