TABC lance le « Tunisia Business Council Worldwide »

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TABC Tunisia Business Council Worldwide

En marge de l’AGO, le Think Tank de TABC a assuré la présentation en avant-première de l’étude stratégique sur « le potentiel et la performance des écosystèmes d’innovation en Afrique», un travail de recherche dirigé par Mondher Khanfir, vice-président TABC chargé du Think Tank.

A l’ouverture des travaux, Bassem Loukil, président d’honneur de TABC et PDG du groupe Loukil, a rappelé l’essor des start-ups en Afrique au cours des dernières années. « En 2019, l’Afrique a pu lever 2 milliards de dollars de fonds (dont 747 millions pour le seul Nigeria) pour créer autour de 265 projets de start-ups. C’est énorme. Les fonds destinés au financement des starts-ups en Afrique ont été multipliés par 5 au cours des trois dernières années« , a-t-il lancé.

Pour sa part, Monsieur Fadhel Kraiem, Ministre des Technologies de la communication et de la Transformation numérique, a rappelé que, « par sa position (un cadre riche, performant et très propice), la Tunisie est le précurseur et le porte-drapeau du développement des écosystèmes de start-ups« . Et le ministre d’ajouter que la Tunisie a pu gagner la bataille contre la covid-19 grâce en partie aux technologies de l’information.

Des recommandations en faveur de start-ups plus innovantes

Lors d’une présentation riche et variée, M. Mondher Khanfir a révélé les résultats de son travail de recherche lancé depuis plus d’une année et qui a permis de mesurer le potentiel et la performance des écosystèmes des start-ups, et sur les moyens de rendre les politiques publiques d’innovation plus pertinentes et en phase avec des objectifs réalistes et réalisables.

Cette étude a permis de montrer que les pays qui ont des écosystèmes performants (à l’instar de l’Afrique du Sud, de la Tunisie, de l’Egypte, du Kenya…) développent deux choses: la clusterisation et la spécialisation. La Tunisie, malgré son rang enviable, est appelée à développer une politique plus encourageante en faveur de la start-up innovante. 

D’où la proposition d’un certain nombre de recommandations. A savoir : réformer le code des sociétés commerciales, instaurer un tribunal de commerce en charge exclusivement des litiges commerciaux, ouvrir un compartiment pour les start-ups à la Bourse de Tunis, reformer le code des sociétés d’investissement et des gestionnaires d’actifs, créer un corps de métiers spécialisé dans la protection de la propriété intellectuelle. 

Par ailleurs, et après le succès du lancement de TABC en 2015 et le rôle qu’elle a joué pour accompagner nos entreprises en Afrique, le même modèle économique sera dupliqué sur les quatre autres continents (Amérique, Europe, Asie et Australie). Une nouvelle initiative annoncée en marge de l’AGO TABC, qui vient en appui à notre diplomatie économique et contribuera au rayonnement de la Tunisie à l’international et qui va rassembler d’éminentes personnalités tunisiennes au tour du monde.

Dans ce cadre, une cérémonie a été organisée à l’occasion du lancement de «Tunisia Business Council Worldwide », rehaussée par la présence de M. Noureddine Erray, Ministre des Affaires étrangères, les Ambassadeurs de pays étrangers accrédités en Tunisie (à l’instar de ceux du Mali, du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Liban, de la Palestine, de l’Iran et de l’Afrique du sud), sans compter d’éminentes personnalités économiques.

En marge de la cérémonie ont été présentés les nouveaux membres élus du Bureau Exécutif et de l’Advisory Board TABC, ainsi que les membres fondateurs de la nouvelle organisation TBCww. 

En guise de clôture des travaux, et pour finir en beauté, le ministre des Affaires étrangères a salué les efforts entrepris par TABC et qui ont permis de développer davantage les relations entre la Tunisie et l’Afrique subsaharienne dans pratiquement tous les domaines: enseignement, économie, finance, santé…

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1 COMMENTAIRE

  1. Bravo pour ce que vous faites. Je voulais tout simplement attirer votre attention que je suis spécialiste de la propriété intellectuelle et j’y travaille dans le cadre de mon cabinet depuis environ trente ans. J’ai eu à protéger des marques pour le compte de sociétés tunisiennes et étrangères en Afrique.
    Il existe en Tunisie un corps de métier dans la propriété intellectuelle mais il n’a jamais été organisé ni par les textes ni dans le cadre d’une corporation.
    Si vous souhaitez connaitre plus de détails je suis à votre disposition pour mieux vous éclairer.
    MAATOUG NOUR-ESSAID
    Conseil et Expert International
    en Propriété Industrielle

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