Starfish 2030, ou quand l’étoile de mer brille de mille feux !

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Le Quatrième webinaire « Blue Talks » s’inscrit dans le cadre des rendez-vous réguliers du Club Bleu réunissant des experts du monde maritime et captant de plus en plus l’intérêt des internautes de partout dans le monde. En effet, plus de 10 000 personnes ont suivi le débat qui s’est déroulé en semi présentiel le jeudi 27 mai 2021 autour du thème : Starfish 2030 : une mission pour maintenir, protéger et restaurer les milieux aquatiques.

Ce 4ème rendez-vous du Club Bleu / Blue Club a convié comme Guest Speakers, Pascal Lamy : Président de la Mission Starfish 2030 et Geneviève Pons : Directeur général du Think Tank Europe Jacques Delors

Rym Benzina,  Présidente de l’association La Saison Bleue et Mehdi Ben Haj, Vice-Président de la même association, ont également participé à ce webinaire en présentant les invités, leur parcours et en expliquant la pertinence du thème choisi.

Olivier Poivre d’Arvor, Président d’honneur de l’association La Saison Bleue, a assuré la modération de ce débat.

Pascal Lamy a affirmé que « la mission Starfish est née d’un travail que j’ai eu l’occasion de présider depuis 3 à 4 ans et dont l’objet était d’évaluer les programmes de recherche et d’innovation communautaire qui étaient à l’époque de l’ordre de 10 milliards d’euros par an… On a fait ce travail d’évaluation pour proposer les grands traits du programme qui suivrait et devrait être adopté et financé de l’ordre de 90 à 100 milliards d’Euros pour la période allant de 2021 à 2027 ».

M. Lamy a expliqué que l’élaboration du concept de mission stipule de se fixer un grand objectif ambitieux, fondamental et déterminant pour l’avenir de l’environnement, d’où le choix de l’étoile de mer avec ses cinq branches. Les 5 thèmes décidés visent à la régénération de ce qu’il appelle « l’hydrosphère ». En définitive, selon Pascal Lamy: « Une mission c’est faire rimer la recherche et la passion ».

Cette mission, tout comme les branches de l’étoile de mer, tourne autour de cinq axes :

• Enrichir les connaissances et créer un lien émotionnel

• Atteindre la zéro pollution

• Améliorer la gouvernance

• Régénérer les écosystèmes marins et aquatiques

• Décarboner nos océans, nos mers et nos eaux

Pascal Lamy a ajouté : « Au départ, il y avait les poissons, maintenant c’est l’environnement et demain c’est par cette porte environnementale que la dimension géopolitique, commerciale, d’influence maritime revient… Starfish rassemble les aspects économiques, de transport maritime, de l’environnement, de l’entretien des milieux côtiers et de projection des conditions de gouvernance internationale ». 

De son côté, Geneviève Pons a affirmé : « Il faut se représenter la terre comme un ruissellement et on ne peut protéger nos mers, nos océans que si l’on protège nos eaux intérieures…. 80% de la pollution marine provient de la terre, par les eaux de ruissellement et en particulier par les grands fleuves. »

Par ailleurs et en analysant le cas de l’Europe, Mme Pons a précisé qu’on parle d’un définit émotionnel d’attachement des Européens à la mer, mais c’est en train de changer rapidement. « La mission Etoile de mer vient justement compléter et corriger cette lacune et réveiller cette conscience enfouie en nous ».

Elle a dans ce contexte mis en évidence l’importance de la sensibilisation et ce, sur plusieurs âges et différentes générations. « L’océan commence dans votre évier ! » Et de mettre l’accent également sur la sensibilisation des enfants en évoquant l’élaboration d’une version du rapport de la mission, dédiée pour les enfants, pour initier une programmation d’éducation au respect du milieu aquatique ».

Pour conclure, Pascal Lamy a assuré que pour atteindre le but ultime de la mission, à savoir la régénération de l’hydrosphère, il faut protéger, il faut arrêter de déverser et il faut investir dans les stations d’épuration et de traitement des déchets.

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