Pierre Sébastien Fournier : « FSA ULAVAL, une nouvelle opportunité pour les Experts-Comptables Tunisiens »

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Pierre Sébastien Fournier, Vice Doyen - FSA ULAVAL

Interview avec Pierre Sébastien Fournier, Vice Doyen – FSA ULAVAL.

Vous venez de lancer le « Microprogramme en expertise comptable en contexte canadien ». Comment est née cette initiative et quels seront ses débouchés concrets ?

L’élément déclencheur de ce projet de programme universitaire en expertise comptable est définitivement la signature d’une entente entre l’Ordre des CPA du Québec et l’Ordre des experts comptables de Tunisie. Cette entente prévoit que les experts-comptables tunisiens peuvent, moyennant une mise à niveau sur le contexte canadien et certaines conditions, accéder au titre de Comptables agréés du Québec. 

Considérant les relations privilégiées entre la Tunisie et FSA ULaval, notamment sur le plan de la recherche scientifique, nous étions convaincus que nous devions nous lancer dans cette aventure et de contribuer à cette belle initiative des deux Ordres.

Pourquoi avoir choisi d’engager un partenariat avec le STICI et quel rôle jouera -t-il ?

Il aurait été facile pour l’Université Laval de développer ce programme seul de son côté et de l’offrir à ceux qui le désirent en Tunisie. Je suis certain que d’autres institutions adopteront cette voie. Cependant, dès le début, il était clair que nous voulions développer ce programme universitaire en l’ancrant dans la pratique professionnelle des experts-comptables en collaboration avec les gens qui interviennent directement dans l’écosystème tunisien de l’expertise comptable.

Avec son ancrage dans la formation exécutive dans les domaines de la finance et de la comptabilité, mais aussi avec ses liens directs avec le monde universitaire et le monde des grands cabinets, la société STICI était le choix naturel et rationnel. Pour ce programme universitaire en expertise comptable, il est essentiel pour nous d’avoir un partenaire actif qui coordonne les activités en Tunisie et qui nous alimente sur la situation et sur les besoins des experts-comptables, dans une perspective d’amélioration continue. Pour nous, la qualité de la formation est non négociable et cette qualité passe par une rétroaction fréquente et ancrée dans le milieu. Nous avons la conviction que STICI nous permettra d’atteindre tous ces objectifs.

L’OECT se joint également à cette alliance. En quoi cette entente change-t-elle la donne pour les experts-comptables tunisiens ?

Nous sommes réellement heureux de pouvoir compter sur l’engagement de L’OECT dans cette aventure. Par son rôle de contrôle des saines pratiques d’expertise comptables, L’OECT est un garant de la rigueur dans cette démarche. En acceptant de s’impliquer dans la surveillance des examens, l’Ordre garantit la crédibilité du programme en s’assurant de la rigueur du processus d’évaluation des compétences des experts-comptables en contexte canadiens. L’engagement de Monsieur le Président de L’OECT Walid  Ben Salah dans ce processus de validation des examens représente pour nous un apport incroyable et un gage de qualité.

Grâce à l’engagement de l’OECT et celui de STICI, nous sommes convaincus d’offrir un programme universitaire rigoureux et unique offert par l’Université Laval. En effet, ce programme offre six cours, représentant environ 135 heures chacun, se déroulant à temps partiel sur une année (ou plus pour ceux qui désirent plus de flexibilité dans leur aménagement du temps d’études). L’enseignement se fait en ligne aux sessions d’automne, d’hiver et d’été avec un accompagnement des professeurs et des enseignants de FSA ULaval. Les examens en présence se dérouleront sous la supervision de l’OECT à Tunis. 

Au-delà de l’accès au marché canadien, quelles retombées ce type de formation peut-il avoir sur la pratique de l’expertise comptable en Tunisie et en Afrique ?

Obtenir la reconnaissance de l’ordre des experts-comptables de Tunisie et de celui du Québec au Canada représente une reconnaissance internationale déterminante. Il n’est pas nécessaire de vouloir immigrer au Québec ou au Canada pour accéder à l’Ordre des CPA du Québec. 

Dans un contexte de mondialisation, l’obtention de reconnaissances internationales permet aux experts-comptables d’exercer leur pratique professionnelle dans un contexte mondialisé. Les pratiques comptables exigent de plus en plus des collaborations entre pays et entre filiales de multinationales qui nécessitent la prise en compte des pratiques et des contextes globalisés. 

La reconnaissance internationale des pratiques professionnelles procure un avantage concurrentiel indéniable pour les experts-comptables tunisiens.

Peut-on envisager à terme l’extension de ce type de programme à d’autres pays africains ?

Certainement ! Cependant, une telle extension dépend préalablement de la signature d’ententes entre les ordres professionnels. En étant un pivot majeur de l’expertise comptable en Afrique francophone, la Tunisie et l’OECT jouent un rôle de leader pour la suite. Nous serions ravis de poursuivre cette aventure avec d’autres pays africains de la francophonie. L’histoire nous dira la suite !

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