NEWS AFRICA : un catalyseur d’entente mutuelle et d’actions constructives

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Un programme lancé par la KAS et il est à sa deuxième édition, pour une meilleure compréhension de ce programme, nous avons collecté le retour de Mme Olfa Béji qui est chargée de ce programme à la Konrad Adenauer. 

Madame Olfa BEJI, chargée du programme KAS

 

Pourrais-tu nous présenter ce programme de dialogue ?

Le programme de dialogue « NEWS AFRICA » est une initiative régionale de la Fondation Konrad Adenauer visant à renforcer le dialogue intra-africain dans les pays qui abritent les pointes extrêmes de l’Afrique, à savoir : la Tunisie au Nord, le Somaliland à l’Est, le Sénégal à l’Ouest et l’Afrique du Sud au Sud. 

Considérant l’importance des points géographiques extrêmes à la fois symboliques et tangibles situés dans les pays respectifs du continent africain, une question intrigante se pose: malgré les vastes distances qui séparent ces pays, existe-t-il des similitudes ou des contrastes dans les paysages socio-politiques de ces Nations ?

Quels ont été les Output de la Première Édition et quels sont les Objectifs de la deuxième édition ? 

La toute première édition de l’événement NEWS AFRICA a été organisée par le Programme de Dialogue Politique en Afrique Sub-Saharienne de la Fondation Konrad Adenauer et s’est déroulée en décembre 2022 à Cap Town en Afrique du Sud. Réunissant des experts de divers domaines en Tunisie et en Afrique du Sud, cet événement a offert une plateforme d’échanges et d’aperçus précieux sur les deux contextes socio-politiques. 

Lors de cette édition, le groupe avait exploré le thème de « La démocratie et les médias numériques ». L’objectif était de mettre en lumière l’expansion de la désinformation à travers les médias et encourager une compréhension approfondie du problème. 

La deuxième édition de NEWS AFRICA a réuni des journalistes, des spécialistes en factchecking et des experts en communication représentant la Tunisie, l’Afrique de Sud, le Somaliland et le Sénégal. Le programme a, ainsi, tenté de promouvoir un sentiment d’unité entre les nations africaines tout en abordant les défis mondiaux critiques. Elle a offert une opportunité de discussions ouvertes qui transcendent les frontières géographiques et promeuvent l’idée d’une Afrique unie prête à progresser et à se développer.

Cette édition s’est concentrée sur «la promotion du dialogue intra-africain et le rôle des médias dans la lutte contre le discours de haine» tout en encourageant une communication responsable sur des questions actuelles et sensibles. Nous avons pu également aborder les défis politiques en Tunisie et dans d’autres pays africains, soulignant l’importance du dialogue pour résoudre ces problèmes complexes.

Quel est le rôle des Médias dans la Lutte contre la Désinformation ?

Les médias jouent un rôle crucial dans la lutte contre la désinformation en s’engageant dans une vérification rigoureuse des faits. 

Comment ? En sensibilisant le public aux techniques de désinformation et en fournissant un contexte approfondi ainsi que des perspectives équilibrées. Les médias contribuent à faciliter le dialogue en donnant la parole à diverses parties prenantes et en promouvant des valeurs telles que le respect et l’inclusion. En résumé, les médias sont des gardiens de l’information précise et des facilitateurs du dialogue et de la compréhension mutuelle, essentiels dans la lutte contre la désinformation et le discours de haine en Afrique et ailleurs.

Pourrais-tu nous présenter la conférence «NewsAFRICA» ?

En Tunisie comme dans d’autres pays en Afrique, la désinformation est devenue un défi majeur et les médias, les organisations de fact-checking ainsi que les gouvernements doivent tous travailler pour contrer la désinformation. 

Pour cela, nous avons rassemblé des journalistes, des factcheckers, de universitaires et des experts en communication des quatre pays pour discuter du rôle des médias dans la lutte contre le discours de haine et la désinformation. 

L’approche interactive a favorisé la compréhension mutuelle et les échanges d’idées, mettant en évidence les expériences concrètes de chacun face au discours de haine. Les discussions ont également porté sur les défis qui ont radicalement changé la manière dont l’information est diffusée et consommée dans ces pays tels que : l’évolution numérique, la création du contenu et la vérification des faits sur les réseaux sociaux.

Nous avons aussi programmé des tables rondes thématiques avec des étudiants en journalisme et des chercheurs en communication ainsi que des visites des institutions médiatiques telles que l’Institut de Presse offrant une réflexion sur les perspectives locales sur des questions globales comme par exemple : la place de la formation et de l´éducation au média, le rôle du journalisme de proximité et le factchecking.

Le programme ne s’est pas limité seulement aux discussions diverses, mais des sessions d’échanges interculturels ont été organisées aux sites archéologiques de Carthage et le musée national du Bardo et aussi à Bizerte et plus précisément à Cap Angela, point le plus septentrional de l’Afrique. Ces visites indispensables ont permis une meilleure connaissance de la Tunisie à travers sa situation géographique stratégique, son histoire riche et son patrimoine culturel local diversifié. 

Quelles ont été les impressions des participants ?

Les participants ont salué le concept du programme et ont confirmé que le programme leur a permis de connaître la Tunisie en tant que pays situé dans la pointe nord du continent africain. Aussi, les discussions ont porté sur les défis auxquels nous sommes confrontés dans le paysage médiatique actuel, non seulement en ce qui concerne le partenariat panafricain dans la poursuite du développement continental, mais aussi pour contrer la propagation du discours haineux indispensables pour eux. 

D’autre part, les défis liés à la vérification des faits, à l’éducation aux médias et à la responsabilisation de l’auditeur étant d’une importance capitale, ils ont proposé ainsi de créer un réseau afin de nouer des partenariats entre les différents pays. Il a été proposé de renforcer les outils de factchecking, la sensibilisation approfondie à l’éducation aux médias et l’adaptation aux plateformes digitales. La diversité des expériences partagées a enrichi la rencontre, permettant aux représentants des pays participants d’offrir une perspective panafricaine plus approfondie et de mettre en évidence les similitudes et les différences dans les approches et les défis rencontrés par ces quatre pays.

Et qu’on est-il des outputs et les recommandations de cette édition ? 

La conférence a souligné l’importance cruciale de partenariats entre médias et institutions en Afrique en tant que garants de la transparence et de la responsabilité pour lutter contre la désinformation et renforcer plus les initiatives de vérification des faits. 

Les recommandations comprennent aussi l’organisation régulière d’ateliers thématiques, le développement d’une plateforme en ligne pour faciliter l’échange d’informations favorisant ainsi la collaboration continue entre les pays participants ainsi que la promotion des collaborations intergénérationnelles et des partenariats avec des institutions éducatives et des organisations médiatiques africaines et les partenariats entre les institutions médiatiques et les établissements d’enseignement pour favoriser un transfert de connaissances. 

L’événement « NEWS Africa » a mis en lumière les défis et les opportunités auxquels les médias africains sont confrontés. En renforçant les compétences médiatiques et en encourageant le dialogue, ce programme est une opportunité pour amplifier la voix africaine au niveau du continent et aussi au niveau international. 

Au cœur de « NEWS Africa » réside la conviction que le dialogue intra-africain est essentiel pour surmonter les différences culturelles et politiques. Cette initiative a démontré que l’écoute mutuelle et le respect des diversités peuvent mener à des solutions collaboratives. En encourageant un dialogue respectueux et inclusif, nous établissons un terrain fertile pour la confiance et la coopération dans les années à venir.

Par : Salma Benkraiem

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