Moez REGAYEG : « SOPAL reste un fleuron industriel en Méditerranée et une marque synonyme de qualité et de confiance »

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Moez REGAYEG DGA SOPAL

Entretien avec Moez REGAYEG, Directeur Général Adjoint – SOPAL 

Comment le groupe SOPAL se positionne-t-il en Afrique qui compte plusieurs pays considérés comme des économies émergentes ? 

Je ne parlerai pas de positionnement mais  je dirai plutôt que notre Groupe est aujourd’hui en phase de conquête de l’Afrique. Notre développement, au-delà des frontières tunisiennes, a commencé en 2009 avec une première implantation en Côte d’Ivoire. Entretemps, ce pays a connu une instabilité politique chronique et aucunement favorable à l’investissement et aux affaires. Ici et au vu de ce contexte politique, le groupe SOPAL a frôlé trois ou quatre années en développement et en croissance avec cette implantation dans le cadre d’un consortium tunisien. Ce dernier regroupait des industriels du Bâtiment fédérés autour d’une stratégie commerciale dont le but est de proposer une offre globale.  

Aller s’implanter en Afrique n’est pas toujours chose facile ?

Tout à fait. Vous opérez en terrain inconnu et par conséquent, la stratégie gagnante est fondée sur le principe du long-terme. Cela demande de développer la notoriété de la marque avec toutes les valeurs que cela suppose, telles que la qualité, la pérennité et le service. Aujourd’hui, notre implantation en Côte d’Ivoire a donné ses fruits et génère des revenus de l’ordre d’1 million d’euros par an, mais les charges restent considérables. En revanche, le Groupe SOPAL a une belle dynamique sur le marché marocain où nous avons commencé nos activités d’export à partir de l’année 2008, non pas dans la gamme de la robinetterie sanitaire, mais plutôt dans le domaine des robinets pour bouteilles de gaz. 

En 2014, nous avons implanté au Maroc une unité industrielle d’assemblage et fourni aux gaziers marocains les robinets pour bouteilles de gaz signés SOPAL. Cette présence directe obéit à l’impératif de la proximité et honore des commandes de clients différents avec des plannings différents. Le principe est simple, nous fabriquons les composants en Tunisie puis la phase d’assemblage se fait au Maroc en fonction de la demande. Mais avec l’optimisation de la logistique et la réduction des temps de transit entre les deux pays, nous avons repris l’exportation à partir des sites industriels tunisiens et converti notre unité au Maroc en structure commerciale pour promouvoir l’ensemble de nos gammes de produits.    

SOPAL continue-t-elle entre-temps sa saga africaine ? 

Oui et cela à partir de la Tunisie. Dans la logique d’étendue territoire de la marque, nous sommes allés chercher de la croissance dans des pays comme le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali en privilégiant les partenariats locaux et ce, en mettant en place, là où nous allons, des «franchises SOPAL». A terme, nous souhaitons générer en Afrique des revenus de l’ordre  de 40 millions de dinars pour un chiffre d’affaires globale de 135 millions  de dinars.    

Pourquoi le groupe SOPAL n’est-il pas coté à la Bourse de Tunis ?

C’est un choix prémédité que nous assumons entièrement : nous introduire en Bourse ne nous apporterait pas grand-chose. Cette démarche nécessite l’existence d’un besoin ce qui n’est pas le cas pour SOPAL.    

Vous n’exportez pas vers le marché européen ? 

Nous avons eu quelques expériences sur le marché Européen où la robinetterie est née, surtout en Italie pour être plus précis. Nos produits sont probablement plus compétitifs, mais il y a une barrière culturelle difficile à franchir. SOPAL reste cependant un fleuron industriel en Méditerranée et une marque synonyme de qualité et de confiance.   

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