Le PNUD appelle à l’allègement immédiat de la dette de 54 pays vulnérables dont la Tunisie

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Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) vient de publier un rapport intitulé « Éviter le trop peu, trop tard en matière d’allégement de la dette internationale ».

Ce rapport met en évidence les effets d’entraînement des réponses des gouvernements à la récente crise économique et met en garde contre les répercussions potentielles.

Dans ce contexte défavorable, le document présente un certain nombre de mesures politiques de restructuration de la dette qui pourraient contribuer à mettre un terme à la crise de la dette.

Le PNUD appelle à alléger immédiatement la dette de 54 pays vulnérables.

Parmi ces 54 pays, le PNUD estime que la situation est très préoccupante dans 19 pays jugés trop risqués et exclus de facto des marchés de la dette, dont 5 pays sont les plus menacés dans l’immédiat situés majoritairement en Afrique.

Les pays les plus menacés dans l’immédiat sont, la Tunisie, le Sri Lanka, le Pakistan, le Tchad et la Zambie.

Les 54 pays qui connaissent de graves problèmes d’endettement sont composés de plus de la moitié des populations les plus pauvres du monde.

Bien qu’ils ne représentent pas plus de 3 % de l’économie mondiale, Achim Steiner, Administrateur du PNUD estime que « l’allègement de la dette ne serait qu’une petite pilule à avaler pour les pays riches, et le coût de l’inaction est terrible pour les populations les plus pauvres dans le monde.

Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter l’erreur qui consiste à fournir un allègement trop faible, trop tard, dans la gestion du fardeau de la dette des économies en développement ».

Toujours selon la même source, « Les pays riches ont les ressources nécessaires pour mettre fin à la crise de la dette, qui s’est rapidement détériorée en partie à cause de leurs propres politiques intérieures. Ces politiques ont fait exploser les taux d’intérêt dans les économies en développement et fait fuir les investisseurs. Cela se produit alors que les économies en développement accusent d’importants déficits de financement pour lutter contre le changement climatique. Les 54 pays les plus vulnérables à la dette comprennent 28 des 50 nations les plus vulnérables au changement climatique. »

Cette semaine, les ministres des finances du G20 se réuniront à Washington juste avant les assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Les conditions sont réunies pour que les créanciers et les débiteurs donnent le coup d’envoi des pourparlers de restructuration de la dette au titre du Cadre commun du G20 et évitent une crise de la dette des pays en développement qui pourrait autrement déboucher sur une crise du développement à long terme.

 

 

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