
Plus de 155 millions de tonnes de déchets sont produites chaque année au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), selon un rapport de la Banque mondiale sur la gestion des déchets dans la région.
Cette situation qui exerce déjà une pression croissante sur la santé publique, l’environnement et l’industrie touristique, pourrait très rapidement s’exacerber et le volume devrait doubler d’ici 2050, si aucune mesure n’est prise.
Actuellement, la mauvaise gestion de ces déchets entraîne près de 7,2 milliards de dollars de dommages annuels, l’équivalent de la totalité du produit intérieur brut de la Jordanie ou de la Tunisie tous les six ans.
Bien que la collecte atteigne près de 80 % en moyenne, moins de 10 % des déchets font l’objet d’un recyclage et plus des deux tiers sont mal traités, alors que 83 % des déchets collectés pourraient être réutilisés, recyclés ou transformés en énergie, selon les estimations.
Mesky Brhane, directrice régionale de la division Planète, estime qu’une baisse modeste de 1 % de la production de déchets pourrait générer jusqu’à 150 millions de dollars d’économies annuelles.











