La BERD dévoile ses prévisions pour les cinq pays de la région du Sud et Est de la Méditerranée

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La croissance dans les cinq pays de cette région – Egypte, Jordanie, Liban, Maroc et Tunisie – pourrait atteindre 4,6% cette année, passant de 4,4% en 2018 à 5,1% en 2020. Le Maroc va afficher un léger mieux par rapport à 2018.

Dans ses dernières perspectives économiques, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a déclaré que la région du Sud et de l’Est de la Méditerranée connaîtrait une croissance plus forte en 2019 et 2020, contrairement au ralentissement économique observé en 2018 dans d’autres zones suivies par la BERD.

La croissance dans les cinq pays de cette région – Egypte, Jordanie, Liban, Maroc et Tunisie – pourrait atteindre 4,6% cette année, passant de 4,4% en 2018 à 5,1% en 2020. Selon le rapport, les troubles sociaux et l’instabilité politique en Jordanie et au Liban ont retardé la mise en œuvre de diverses réformes l’année dernière. Mais le tourisme a continué de croître dans la plupart des pays et la compétitivité de la Tunisie s’est améliorée grâce à la dévaluation du dinar tunisien. Une mise en œuvre appropriée des réformes en Égypte a également permis au pays des Pharaons d’atteindre le taux de croissance le plus élevé des dix dernières années.

Au Maroc, la croissance devrait s’améliorer pour atteindre 3,2% en 2019 et 3,8% en 2020, sous l’effet d’une forte croissance dans les secteurs non agricoles, contre 3,1% en 2018. Cette croissance potentielle permettrait une amélioration de la gestion financière et la diversification économique loin du secteur de l’agriculture. La reprise supplémentaire du nombre de touristes entrants, l’augmentation de l’investissement direct étranger, l’expansion rapide des secteurs de l’automobile et de l’aviation et l’expansion du secteur minier pourraient booster la croissance économique.

L’activité économique dans la région devrait bénéficier de la mise en œuvre de réformes économiques et de l’amélioration des conditions de travail pour encourager les investissements nationaux et étrangers. Il est également supposé qu’une plus grande stabilité de la situation intérieure et politique soutiendra la croissance, qui restera toujours inférieure aux niveaux d’avant 2011. En Egypte, les recettes tirées du tourisme, du gaz naturel, des télécommunications, de la construction et du canal de Suez ont enregistré une forte croissance : l’économie égyptienne devrait connaître une croissance de 5,5% au cours de l’exercice 2015-2019 et de 5,9% en 2019-2020, contre 5,3% en Égypte au cours de l’exercice précédent.

Le principal risque pour cette perspective est que les investisseurs étrangers sont vigilants et surveillent de près le pays où la compétitivité est en baisse en raison de la récente hausse de la valeur de la livre égyptienne et de l’inflation chronique élevée. Mais le ferme engagement des autorités à mettre en œuvre des réformes structurelles atténue partiellement ces risques.

En Jordanie, la croissance devrait ralentir en 2019 et 2020 et l’activité économique du pays devrait rester bien en deçà des niveaux d’avant la crise en Syrie et en Iraq, pays voisins, en 2010, une crise qui a considérablement pesé sur l’économie locale.

Source : EcoActu

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