La Banque Centrale de Tunisie appelle le FMI à aider les pays africains à faire face aux conséquences économiques de la guerre russo-ukrainienne

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Marouane Abassi

Marouane Abassi, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) est intervenu à distance lors de la réunion des ministres africains des finances et des gouverneurs des banques centrales du continent avec Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI).

Organisée par la Commission Économique pour l’Afrique (CEA) ; organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ; cette réunion a été consacrée pour discuter de l’impact des événements à la frontière Russo-Ukrainienne sur les économies africaines et les éventuelles mesures à entreprendre par les Institutions Financières Internationales (IFI) pour atténuer ses impacts.

Dans ce contexte, Marouane Abassi a appelé le Fonds Monétaire International (FMI) à aider les pays africains à faire face aux conséquences économiques de la guerre en russo-ukrainienne.

« Je pense que le principe de la solidarité a été primordial au moment de la crise de la COVID et que l’intervention du Fonds Monétaire International ainsi que les autres IFI a été relativement rapide et surtout proactive. », a souligné le Gouverneur.

Il a affirmé que, compte tenu de la conjoncture actuelle, il demeure de première importance que nous ayons des programmes plus flexibles et étalés sur une plus longue période.

« C’est véritablement important dans la mesure où nos pays sortent juste d’une crise sanitaire, qu’ils se retrouvent à faire face à une situation d’incertitudes qui pourraient durer. » a justifié Marouane Abassi.

Par ailleurs, il a estimé qu’un plus grand engagement du FMI sur des programmes de long terme aidera les pays à faire face aux pressions de plus long terme sur leurs balances des paiements.

« En effet, pour les pays qui négocient, actuellement, avec le FMI, il faudrait accélérer le processus tout en intégrant la conjoncture particulière dans les négociations avec les Bailleurs de fonds. S’il est nécessaire d’évaluer les retombées de ce facteur exogène sur les différents secteurs ou agrégats macroéconomiques et financiers, ceci ne doit pas constituer un élément retardant les négociations. »

Le Gouverneur a également évoqué l’impact de la flambée des prix internationaux de produits de base ; alimentaires et énergétiques ; sur les finances publiques et sur les réserves de change des pays. Selon lui, il faudrait, également, prévoir des mécanismes spécifiques sous forme d’appui budgétaire et aide à la balance des paiements.

Enfin, il importe de faciliter davantage les conditions d’octroi de crédits par les institutions financières internationales au pays qui peuvent basculer dans beaucoup plus de vulnérabilité et de pauvreté.

Il exprimé la nécessité d’entreprendre plusieurs actions dont une meilleure et plus large mobilisation des DTS alloués aux pays qui en ont le plus besoin est essentielle. Ce point a été discuté avec le FMI, qui en est convaincu.

De plus, afin de limiter les répercussions de la situation actuelle sur les entreprises et les ménages, les autorités auraient besoin d’activer certaines mesures, en conjointe collaboration avec les IFI. « De notre part, nous pays africains : une meilleure intégration régionale est importante. Nous nous devons aussi de coordonner ensemble pour apporter une réponse collective, régionale et continentale, soit-elle. », a souligné Marouane Abassi.

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