
Le ministre italien de l’Économie et des Finances, Giancarlo Giorgetti, et le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), le Dr Sidi Ould Tah, viennent de conclure un accord bilatéral de cofinancement.
L’opération, dotée d’une enveloppe globale de 140 millions d’euros, vise à financer des projets structurants dans des secteurs aussi variés que l’énergie, l’agriculture, l’eau, les infrastructures et le capital humain à travers le continent africain. Le dispositif ambitionne de répondre à plusieurs défis dont la création d’emplois, la sécurité alimentaire, l’accès à l’énergie et l’adaptation aux changements climatiques.
Signé en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington D.C., l’accord mobilise deux instruments financiers distincts, dont 100 millions d’euros sous forme de prêts concessionnels puisés dans les ressources du Fonds renouvelable italien pour la coopération internationale au développement, auxquels s’ajoutent 40 millions d’euros de dons imputés au budget du ministère des Affaires étrangères. La gestion opérationnelle de ces fonds sera assurée par la BAD, conformément à ses règles fiduciaires internes.
Cet accord s’inscrit dans le prolongement du Plan Mattei, la feuille de route africaine portée par Rome depuis plusieurs mois, et vient compléter deux dispositifs déjà actifs résultant de la coopération italo-africaine, à savoir la Facilité de financement du processus de Rome/Plan Mattei et la Plateforme de croissance et de résilience pour l’Afrique. Il répond par ailleurs aux objectifs tracés par la Stratégie décennale 2024-2033 du Groupe de la Banque, qui prévoit une intensification des investissements dans ses pays membres régionaux. L’accord conclu est également conforme à l’approche de cofinancement promue par les Quatre points cardinaux du Groupe de la BAD et s’aligne sur la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD).











