Difficultés financières des PME en Tunisie : L’ANPME dévoile les résultats alarmant de son enquête

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Les petites et moyennes entreprises (PME) en Tunisie font face à des défis financiers considérables, selon une enquête récente menée par l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises (ANPME).

S’exprimant sur les ondes de Jawhara FM, Abderrazek Houas, porte-parole de l’association, a partagé les résultats de ce sondage.

L’enquête a interrogé 1500 entreprises, y compris des petites entreprises et des microentreprises, dans divers secteurs.

Selon Houas, 58,9% des entreprises ont sollicité des crédits auprès des banques, mais ces dernières ont demandé des garanties à 69,5% des demandeurs de crédit.

De plus, dans 63% des cas, les banques ont exigé des garanties allant de 200% à 400% du montant demandé.

Houas a souligné que les délais de réponse des banques sont également un problème.

En effet, seulement 76% des entreprises reçoivent une réponse de la banque après trois mois.

Cette situation est préjudiciable pour les entrepreneurs en difficulté, car s’ils attendent aussi longtemps, ils sont considérés comme risqués par la Banque centrale de Tunisie (BCT) et se voient refuser l’accès au crédit.

De plus, 93,3% des entreprises utilisent des chèques comme garantie, et malheureusement, 90,3% d’entre elles font face à des poursuites pour des chèques sans provision.

Les chiffres révèlent également la précarité de la situation des petites entreprises en Tunisie.

Selon Houas, 61,5% des petits entrepreneurs sont classés dans les catégories 3 et 4 par les banques, ce qui limite leur accès aux financements. En conséquence, 72,2% de ces entrepreneurs ont dû cesser leurs activités faute de ressources pour renouveler leur patente.

Pire encore, 31,9% ont été confrontés à des redressements fiscaux, aggravant ainsi leurs difficultés financières.

Ces résultats mettent en évidence les défis auxquels sont confrontées les PME tunisiennes en matière de financement.

L’ANPME appelle à des mesures pour faciliter l’accès au crédit, réduire les délais de réponse des banques et alléger les exigences en matière de garanties. Une attention particulière devrait également être accordée aux entrepreneurs en difficulté, afin d’éviter leur exclusion du système financier et de leur donner une chance de développer leurs entreprises.

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