Cérémonie de signature de l’accord de partenariat OIM – AHK Tunisie- TABC- CEPEX

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Partenariat entre l'OIM, l'AHK Tunisie, TABC et le CEPEX

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’AHK Tunisie (Chambre tuniso-allemande de commerce et d’industrie) ont convenu aujourd’hui de renforcer leur coopération dans le domaine de l’insertion économique et l’autonomisation des communautés hôtes et celles de migrants en Tunisie.

Le département du « CORP » de l’AHK Tunisie a été sélectionné comme partenaire d’exécution du Programme RDPP « Programme Régional de Développement et de Protection pour l’Afrique du Nord » mis en œuvre par l’OIM et financé par l’Union Européenne et qui vise le renforcement des capacités et le placement des Tunisiens à facteur de vulnérabilité et les diplômés internationaux dans le marché de l’emploi local.

Mme Paola Pace (Chef de projet régional, OIM Tunisie) et M. Jörn Bousselmi (Directeur général, AHK Tunisie) ont signé un accord de partenariat pour œuvrer sur l’intégration des chercheurs d’emploi tunisiens et des étudiants internationaux dans le marché de l’emploi en Tunisie, lors d’une cérémonie parrainée par le CEPEX (Maison de l’Exportateur) représenté par son PDG, Monsieur Mohamed Lassad Laabidi, en collaboration avec le Tunisia Africa Business Council (TABC) représenté par son Président, Monsieur Bassam Loukil et l’aimable participation du Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi représenté par Monsieur Ahmed Messaoudi, Directeur général du bureau de la main d’œuvre étrangère.

Mme Paola Pace, Chef de projet régional, OIM Tunisie, a indiqué que 90% des migrants  sont en âge de travailler et représentent une opportunité extraordinaire pour le développement des pays d’accueil. Nombre de travaux de recherches démontre que contrairement à l’idée perçue, l’insertion des travailleurs migrants a un impact positif sur le marché du travail national.  Ces travaux montrent que les migrants s’insèrent dans les secteurs en tension où les besoins en main d’œuvre ne sont pas satisfaits localement, contribuant ainsi à augmenter le taux d’emploi moyen. Cette libération des forces productives a un effet salvateur pour l’économie dans son ensemble : des travaux ont montré que l’embauche d’un travailleur migrants peut entrainer la création de jusqu’à 5 emplois nationaux. De plus, l’accueil d’une population jeune, active, en bonne santé et déjà formé dans le pays d’origine a un effet positif sur les finances publiques.

La migration est un facteur de développement durable, pour la Tunisie, pays de départ, de transit et de destination, les migrants ouvrent de nouvelles perspectives de commerce, d’investissements et de diversification de l’économie au travers de l’orientation vers des activités productives à plus grande valeur ajoutée.

M. Bousselmi, Directeur général de l’AHK Tunisie a présenté l’appui de son département le « CORP » (Centre d’Orientation et de Reconversion Professionnelle) département de l’AHK Tunisie pour œuvrer sur le volet de l’employabilité des jeunes diplômés et chercheurs d’emploi, à risque d’exclusion et/ou à facteur de vulnérabilité, en utilisant une méthodologie propre rapprochant les compétences des candidats à l’emploi et les besoins réels des entreprises en Tunisie.

M. Bassem Loukil (Président, TABC) souhaiterait faire de la migration une force en Tunisie. 

Il relève le constat que les étudiants et stagiaires internationaux (principalement originaires du continent africain) ont des problèmes pour poursuivre leurs études ou effectuer leurs expériences professionnalisantes en Tunisie avant de regagner leur pays d’origine.

La Tunisie devient de nos jours un pays attractif de destination, selon lui le secteur privé s’ouvre et peut prendre les étudiants internationaux en tant qu’ambassadeurs ou futurs employés (développeurs d’affaires) dans les pays d’origine afin d’ouvrir de nouveau marché aux entreprises tunisiennes ouvertes à la mobilité des compétences, à la RSE et au multiculturalisme.

La Tunisie devient de nos jours un pays attractif de destination, selon lui le secteur privé s’ouvre et peut prendre les étudiants internationaux en tant qu’ambassadeurs ou futurs employés (développeurs d’affaires) dans les pays d’origine afin d’ouvrir de nouveau marché aux entreprises tunisiennes ouvertes à la mobilité des compétences, à la RSE et au multiculturalisme.

Par ailleurs, pour répondre aux questionnements des entreprises ouvertes au recrutement des travailleurs migrants, M. Ahmed Messaoudi (Directeur général du bureau de la main d’œuvre étrangère au Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle) a montré un aperçu du cadre juridique relatif à la main-d’œuvre étrangère en Tunisie et a également présenté le cadre aux entreprises de pouvoir recruter des travailleurs étrangers. Le Ministère modernise ses outils, une plateforme est désormais disponible en ligne pour le dépôt et le suivi des demandes d’emploi des travailleurs étrangers.

Le sujet central de cet évènement a porté sur l’accès au travail des migrants dans le marché de l’emploi tunisien.

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