CCITF : 80% des entreprises considèrent la Tunisie moyennement ou très attractive

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La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) vient de dévoiler le baromètre de la conjoncture 2022-2023.

Cette enquête annuelle a pour objectif de mieux cerner les sources de compétitivité et de faiblesse de l’écosystème tunisien des affaires, évaluer les performances des entreprises 2021, 2022 et les perspectives de 2023, apprécier les facteurs de compétitivité du site tunisien des affaires.

Elle a été menée auprès de 143 entreprises adhérentes à la CCITF (55 dans l’industrie, 82 dans le secteur des services et 3 dans le secteur agricole), dont 62 à participation française (soit 43%).

Les principales conclusions :

Ce baromètre révèle que le site tunisien des affaires reste compétitif et propice au partenariat.

En effet 80% des entreprises sondées considèrent la Tunisie soit moyennement ou très attractive.

Par ailleurs, les chefs d’entreprises ont affiché un optimisme prudent quant aux perspectives de 2022 et au rebond de l’activité économique, notamment de l’investissement en 2023.

Cependant la restauration de la confiance et la relance de la croissance restent tributaires, au renforcement de la stabilité politique et à l’amélioration de l’environnement des affaires.

Concernant la relation administration-entreprises, elle reste empreinte de flou et les procédures administratives sont considérées encore de lourdes et tortueuses.

 

Les principaux chiffres :

  • Amélioration du chiffre d’affaires :

 

  • 23% des entreprises sondées s’attendent à une forte amélioration de leur chiffre d’affaires,

 

  • 69% prévoient une amélioration moyenne,

 

  • 8% s’attendent à une baisse de leur activité,

 

  • Près de 84% des entreprises sondées prévoient soit une croissance ou une stagnation de leur chiffre d’affaires en 2022,

 

  • 16% s’attendent à une baisse de leur chiffre d’affaires en 2022.

En matière d’emploi :

  • 51% des entreprises sondées ont créé entre 1 à 19 emplois,
  • 14% ont embauché entre 20 et 50 personnes,
  • 13% ont créé entre 50 et 100 emplois,
  • 6% ont créé 100 emplois et plus.

Les facteurs à risque :

  • 34% des entreprises considèrent que l’instabilité politique est un facteur à risque,
  • 24% considèrent que la dégradation de l’environnement des affaires pose un problème,
  • 20% redoutent l’instabilité de l’environnement international,
  • 11% redoutent la baisse de la demande et l’instabilité du cadre fiscal.

Relations administratives :

  • 39,2% des entreprises trouvent des difficultés avec les services de la douane,
  • 32% avec l’administration fiscale,
  • 22,40% avec les services de la Banque Centrale,
  • 12% avec la CNSS.

 

 

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