Baisser les prix et juguler la spéculation, comment la Tunisie doit s’y prendre ?

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L’Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur (OTIC) a émis un appel à tous les acteurs concernés pour intensifier leurs efforts afin d’assurer la transparence des transactions et lutter contre toutes les formes de spéculation sur le marché tunisien.

Dans un communiqué, l’OTIC a recommandé l’activation du rôle du pouvoir judiciaire pour appliquer les dispositions légales relatives à la lutte contre la spéculation et les peines de prison prévues.

L’organisation a également appelé les autorités régionales à jouer leur rôle dans la lutte contre la spéculation en appliquant la sanction de fermeture des locaux commerciaux et en contrôlant les entrepôts illégaux.

L’OTIC a recommandé de renforcer le contrôle des concessionnaires des marchés de gros pour lutter contre toute manipulation de factures et de fixer des prix maximums pour certains produits tels que la viande rouge et blanche, ainsi que des marges bénéficiaires précises pour les produits de la mer.

L’organisation a également proposé l’interdiction de l’importation de bananes en raison de leur prix élevé, qui a un impact négatif sur les prix des autres fruits, et de confier à une société publique l’importation d’une quantité précise de bananes pour le mois de Ramadan.

L’organisation a souligné la nécessité d’annuler la récente augmentation du prix des conserves de tomates et d’harissa, ainsi qu’interdire le conditionnement des huiles subventionnées et des huiles végétales super par les mêmes unités industrielles.

Elle a également exhorté l’UTICA d’éviter d’imposer des augmentations de prix aux consommateurs et aux petits producteurs.

Enfin, l’OTIC a appelé la Banque centrale de Tunisie à jouer un rôle plus important dans les efforts visant à reconstituer les stocks stratégiques en incitant les banques privées à financer les achats de céréales, d’huiles et de carburants sans appliquer d’intérêts bancaires.

Nous rappelons que le président de la République, Kaïs Saïed, avait déclaré lors d’une réunion avec le ministre du Commerce et du développement des exportations, Kalthoum Ben Rejeb, que seul 5 % des marchandises parviennent au marché de gros, le reste étant perdu entre les mains des spéculateurs.

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