BAD : Croissance économique en hausse prévue pour la Tunisie en 2023

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Selon un rapport récemment publié par la Banque africaine de développement (BAD), l’économie tunisienne devrait connaître une croissance de 1,9% en 2023 et de 2,8% en 2024.

Nous rappelons que dans son rapport publié le 24 mai 2023 sur les Perspectives économiques en Afrique pour l’année en cours, la BAD avait prévu une moyenne de croissance économique en Tunisie de 2,3% durant la période 2023/2024.​

Dans son nouveau rapport, la BAD souligne également que les pays d’Afrique du Nord devraient enregistrer une légère hausse de leur croissance économique avec des escompteurs de 4,6% en 2023 et 4,4% en 2024.

L’institution panafricaine met en évidence l ‘importance de promouvoir la croissance verte en tant qu’urgence pour la région, comme le rapport intitulé « Mobiliser les financements du secteur privé en faveur du climat et de la croissance verte en Afrique » l’a indiqué lors de sa publication à Tunis.

Cette croissance économique régionale est principalement portée par le secteur des services, notamment le commerce et le tourisme, après une année 2022 où la croissance était plus ralentie à 4,1%, comparée à 5,4% en 2021.

Cependant, il est important de noter que cette hausse de croissance présente des résultats significatifs entre les différents pays, comme l’a expliqué Audrey Verdier-Chouchane, économiste régionale pour l’Afrique du Nord et cheffe de division par intérim des économies pays pour l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord et de l’Ouest lors de la présentation du rapport.

Quant à l’inflation, elle devrait persister dans la région et atteindre un taux à deux chiffres de 14,2% en 2023, pour ensuite revenir à 6,9% en 2024. En ce qui concerne les déficits budgétaires et de la balance courante , la BAD prévoit qu’ils se maintiendront respectivement autour de 3,5% et 0,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2023, pour diminuer légèrement à 3,2% et 0,2% en 2024.

La BAD met en garde contre l’influence de l’environnement économique mondial sur la position extérieure de la région, y compris les cours des hydrocarbures, la structure des échanges, le tourisme et les flux d’investissements directs étrangers.

Afin de soutenir les économies de la région, la BAD préconise une coordination des politiques monétaires et budgétaires pour faire face à l’inflation croissante et protéger les petites entreprises et les populations grâce à des dépenses publiques ciblées. La sécurité alimentaire reste également un objectif crucial pour la région, qui devrait investir dans l’agriculture en développant notamment des variétés améliorées et des stratégies de gestion de l’eau et des sols.

Pour racheter les défis liés à l’assainissement budgétaire, les pays de la région doivent continuer leurs efforts de réforme, en renforcer la numérisation de l’administration fiscale, en élargissant l’assiette fiscale, en rationalisant les dépenses publiques et en renforçant les systèmes de gouvernance.

La BAD encourage également la mise en œuvre renforcée de la Zone de libre-échange continentale africaine en Afrique du Nord, dans le but de favoriser les échanges et les investissements intra-africains. Par ailleurs, les gouvernements de la région devront faire face à l’accroissement de la dette publique à moyen terme en allouant les fonds de manière transparente, en restructurant les entreprises publiques en difficulté et en effectuant des examens réguliers des dépenses publiques.

Enfin, l’importance de la croissance verte est soulignée par la BAD qui encourage les acteurs publics et privés à investir dans des projets axés sur l’énergie propre, l’efficacité énergétique, l’agriculture durable et la restauration des terres.

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