
Diplomate et ancien directeur de Business France, Christophe Lecourtier succède à Rémy Rioux, dont le mandat avait duré près d’une décennie, à la direction générale de l’Agence française de développement (AFD).
Sa nomination, validée par une large majorité de parlementaires sur proposition du Président de la République française, Emmanuel Macron, intervient alors que l’institution redéfini ses priorités stratégiques pour mieux servir les intérêts français à l’international. Lecourtier entend faire évoluer l’AFD autour de plusieurs axes, en renforçant notamment le dialogue avec les ministères de tutelle et le Parlement, améliorant l’articulation entre les actions de l’agence et la politique étrangère française, simplifiant les procédures internes et recentrer les ressources disponibles sur les pays et secteurs où l’impact est le plus mesurable. Tout en préservant la vocation solidaire de l’institution, il ambitionne de la transformer en un outil plus lisible et plus efficace au service des intérêts mutuels de la France et de ses partenaires.
Premier ambassadeur à occuper ce poste, il allie expérience diplomatique, direction d’entreprises publiques et maîtrise des enjeux économiques internationaux.Ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, de Sciences Po Paris et de l’ENA, Lecourtier a entamé sa carrière en 1991 au ministère de l’Économie et des Finances, avant d’intégrer plusieurs cabinets ministériels, dont ceux de Simone Veil, Francis Mer et Nicolas Sarkozy.
Secrétaire général de la direction générale du Trésor, il a ensuite accompagné Christine Lagarde, d’abord à l’Agriculture puis à Bercy, où il s’est notamment consacré aux dossiers européens et internationaux relatifs au développement. En 2008, il prend la direction d’Ubifrance, organisme dédié à l’internationalisation des entreprises françaises, avant de piloter entre 2017 et 2022 Business France, née de la fusion de cet opérateur avec l’Agence française des investissements internationaux.
Christophe Lecourtier a représenté la France en Australie de 2014 à 2017, puis en Serbie, avant d’être nommé ambassadeur au Maroc premier pays d’intervention du groupe AFD, où il a œuvré au rétablissement des relations bilatérales franco-marocaines.











