
La coopération tuniso-turque a donné le coup d’envoi officiel à trois initiatives visant à renforcer l’employabilité des jeunes et à moderniser l’offre de qualification technique dans des filières à fort potentiel économique, dans le gouvernorat de Nabeul.
La première initiative concerne le lancement d’une plateforme de certification dédiée à la réfrigération et à la climatisation, installée au Centre sectoriel de formation en maintenance de Nabeul. Ce dispositif vise à répondre aux exigences d’un secteur en mutation rapide, notamment sous l’effet de l’intégration de technologies récentes et de contraintes environnementales croissantes, parmi lesquelles figure l’adoption de gaz réfrigérants moins polluants. La capacité annuelle de cette infrastructure est estimée à 460 stagiaires en formation initiale, auxquels s’ajoutent 100 techniciens admis chaque année à des parcours de qualification et de certification continue.
La deuxième, localisé au Centre de formation et d’apprentissage professionnel de Kélibia, prend la forme d’une salle équipée pour la conception et la formation assistée par ordinateur, orientée vers le secteur textile et habillement. L’enjeu est de former des professionnels maîtrisant des logiciels reconnus à l’international, afin d’améliorer la compétitivité d’une industrie qui demeure l’un des piliers de l’économie tunisienne. Chaque année, 60 jeunes en cursus initial et 100 professionnels en reconversion ou perfectionnement pourront en bénéficier.
La troisième, aménagé au Centre de formation aux métiers du cuir et de la chaussure de Tazarka, concerne l’inauguration d’un atelier spécialisé dans l’installation et la maintenance de chauffe-eaux solaires, permettant de soutenir la transition énergétique, en dotant le marché de techniciens qualifiés dans les énergies renouvelables, tout en contribuant à l’élargissement des débouchés professionnels dans ce segment.
Ces lancements concrétisent un partenariat bilatéral actif depuis 2013, au cours duquel 20 projets communs ont été menés dans des secteurs aussi variés que l’éducation, la santé, l’agriculture, les infrastructures et la culture, dont 5 spécifiquement en lien avec l’Agence tunisienne de la formation professionnelle.











