
L’enseignement français en Tunisie compte aujourd’hui 32 établissements scolaires répartis sur l’ensemble des gouvernorats du pays, contre 9 en 2018 et 12 au cours des deux années qui ont précédé. Ces établissements scolarisent plus de 19 500 élèves tunisiens et appliquent les programmes officiels de l’Éducation nationale française, a précisé Christine Jacquemin, responsable du réseau de l’enseignement français en Tunisie, à l’agence TAP.
En marge d’une journée portes ouvertes organisée par l’Institut Français de Tunisie (IFT), elle a souligné la forte demande des familles tunisiennes, en quête d’une formation reconnue à l’international.
Le réseau s’est étendu au-delà de la région de Grand-Tunis pour couvrir désormais plusieurs villes de province, dont Sousse, Bizerte, Sfax, Gabès et Djerba. Cet élargissement géographique vise à rapprocher l’offre éducative des familles et à alléger les contraintes liées aux déplacements. Résultat direct de cette politique d’accessibilité, la part des élèves tunisiens au sein de ces établissements a progressé pour atteindre environ 95%.
Véronique Boutrelo, également responsable au sein du réseau, a précisé que la croissance du nombre d’établissements s’est accompagnée d’une évolution des méthodes d’enseignement. L’apprentissage par projet, qu’il soit rédactionnel ou interactif, occupe désormais une place centrale dans les pratiques éducatives. Cette approche vise à renforcer l’autonomie des élèves, à développer leurs capacités d’analyse et à favoriser le travail collectif.
L’enseignement dispensé repose par ailleurs sur une approche multilingue, si le français constitue la langue principale d’instruction, l’arabe et l’anglais y tiennent une place structurelle, auxquels s’ajoutent l’espagnol et l’allemand selon les établissements. Les deux responsables ont conclu que la langue française conserve une position solide en Tunisie, portée par une demande familiale soutenue, en dépit du rayonnement croissant de l’anglais à l’échelle mondiale.











