​Energie : Carthage implore ses dieux Saphon et Balbeek  !

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Le déficit énergétique dans notre pays est devenu une chronique et le fossé entre la production et la consommation nationale ne cesse de se creuser. Nous aurions mené jadis une stratégie réelle de renforcement de nos capacités de production énergétique, nous aurions pu rejoindre le club des pays exportateurs d’énergie. En effet, une publication récente de l’IEA souligne un inversement de situation : Les Etats-Unis et l’Europe deviennent des exportateurs d’énergie, quant aux pays du Golfe, eux, se classent comme les plus gros consommateurs mondiaux d’énergie. Le développement de nos industries, de notre économie, de notre souveraineté est directement lié à notre maîtrise de nos capacités énergétiques. Ce qui nous conduirait naturellement dans nos démarches à n’exclure aucune solution en mesure d’être, à court ou à long terme, viable pour notre Nation. Hélas, toutes les études menées ou commandées par nos autorités jusqu’à présent, ayant un caractère de prospective sur nos besoins en énergie, ont été réalisées excluant l'idée de base d’une solution nucléaire. Pourtant, pour les avertis, l’ensemble des études et en particulier une récente étude britannique démontre encore une fois que la technique nucléaire demeure la plus compétitive en matière de coût du Mégawatt produit. Une seule centrale nucléaire répondrait à 20% de nos besoins nationaux en énergie. Quand vous regardez la carte de répartition mondiale des centrales nucléaires, vous trouverez une forte corrélation entre la prospérité et les sites. Je ne suis pas nécessairement un fervent défenseur de ce type d’énergie, néanmoins, je pense que nous ne devrions pas exclure l’idée d’étudier scientifiquement l’apport d’une telle source d’énergie pour notre pays.   

 

Nous pourrions toujours compter sur nos partenaires historiques. Lors de la dernière visite de Macron, une signature de coopération entre la Tunisie et le CEA (Centre d’Etude Atomique) a été réalisée. Cette coopération évoque une représentation régionale en Tunisie. Nous nous sommes réjouis à l’idée…d’autant que Naoufel OURTANI était nommé à la tête de cette nouvelle organisation. Hélas, en creusant légèrement le sujet, je découvre que l’accord exclue explicitement l’énergie nucléaire civile !  

 

Notre gouvernement fait des efforts considérables pour l’énergie. Un investissement de 12 milliards de dinars (prix d’une centrale nucléaire) est prévu selon la dernière déclaration du ministre de l’Energie. Dans cette même enveloppe, 600 millions d'euros seront dédiés pour relier le réseau électrique tunisien au réseau électrique italien. Me documentant un peu, je découvre que l’Italie, comme nous, est un gros importateur d’énergie ! L’efficacité aurait été de renforcer notre connectivité avec l’Algérie ! Dans la même lignée de l’efficacité énergétique, l’efficacité économique est à renforcer dans nos initiatives.

 

Sous la pression des nouvelles solutions, la tendance énergétique nationale s’oriente de plus en plus vers le vent et le soleil, dites des énergies vertes. Il nous reste plus ainsi qu’à implorer BaalBek et Saphon dans l’espoir de produire l’énergie nécessaire à notre autonomie nationale.


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