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Le déclin du ‘made in Tunisia’

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La balance commerciale tunisienne est déficitaire comme bon nombre de pays. Le déficit se creuse jour après jour et avoisine 6400 MDT en mai 2017 ! C’est beaucoup, toutefois ce n’est pas la fin du monde, car c’est une conséquence naturelle du libre échange, de l’affaiblissement des barrières douanières et la globalisation des échanges commerciaux. Ses trois facteurs, bien qu’ils nous apparaissent très logiques, n’expliquent pas une partie du problème. Il est pratiquement futile de souligner que, si notre déficit est en  hausse, cela signifie que nous exportons moins et que nous importons toujours plus. Et que si nous importons toujours plus, c’est que la demande intérieure est forte. Autrement dit et après 60 ans d’indépendance, le Tunisien continue à préférer les produits importés à ceux qui sont produits localement… Au diable la différence du prix !


Un groupe de 6 pays joue un rôle de locomotive dans le creusement de notre déficit commercial.  Il s’agit de l’Italie, la Russie, la Chine, l’Espagne, la Turquie et les Etats-Unis. Même notre voisin, l’Algérie, tire des excédents dans son commerce avec nous, principalement pour le volet énergie.  Sinon et en  gros, la Tunisie importe du textile, des produits alimentaires, des médicaments, de la téléphonie et de l’informatique, des automobiles, de la bureautique, de l’électroménager, de l’édition, des produits de soin et beauté, bref tout ce qu’il faut pour pouvoir bénéficier d’un statut de citoyen moderne. Quant à ceux qui n’ont pas les moyens, ils se rabattent à la fois sur les produits locaux et les produits hybrides déversés par les circuits intarissables de la contrebande.


A l’inverse, la Tunisie exporte du phosphate, de l’agroalimentaire, du textile, toutes sortes de produits semi-finis et puis surtout des produis électriques, accessoires automobiles, aéronautiques qui sont manufacturés sur notre sol mais totalement destinés à l’exportation. C’est le lourd héritage de la loi 1972.  Les produits finis exportés tiennent leur valeur ajoutée en raison des conformités exigés principalement par les donneurs d’ordres européens.    

 


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