Nos amis les Turcs !!

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1482.2MD, c’est le déficit commercial entre la Tunisie et la Turquie liées par un accord de libre échange, signé en 2004 et entré en vigueur en 2005. La toute récente sortie médiatique de Zied Laâdhari a remis ce déficit au devant de la scène au point d’alimenter une polémique rapidement maquillée en problème politique.

 

L’opinion publique

 

On a beau expliquer à l’opinion publique les racines historique de cet accord de libre échange mais rien n’y fait ; d’aucuns veulent associer ce déficit comme le résultat naturel des relations bilatérales paraphées sous la bénédiction du mouvement Ennahdha au moment où il était aux commandes de la Troïka. C’est une interprétation qui plaît, diabolisant le présent et disculpant le passé autocratique de Ben Ali. Heureusement que Tukcell n’est pas passé au moment de la vente d’une 3ème licence GSM, sinon on lui aurait trouvé des racines post 14 janvier.

 

Une goutte d’eau dans l’océan des déficits

 

Pourtant cette bérézina tuniso-turque n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des déficits que la Tunisie collectionne avec plusieurs pays : Russie, Chine, Italie etc. Mais, ce cauchemar commercial n’est pas total. La Tunisie bénéficie d’échanges excédentaires avec deux importants partenaires, la France et la Libye. Evidement, c’est la baisse de nos exportations (agroalimentaires, produits manufacturés, phosphate…) qui expliquent le mieux cette tendance entêtée des déficits. Cet argumentaire ne suffit toutefois pas à tout expliquer.

 

Faiblesse de nos produits

 

Le dossier turc a ceci de vicieux, c’est de trahir, au grand jour, la faiblesse de nos produits en matière de productivité. Car, l’accord de libre échange entre les deux pays met en perspective des économies et des industries qui se ressemblent beaucoup. Une jolie épreuve de feu pour mettre le ‘made in Tunisia’ en compétition et dans les conditions du direct. Plutôt que de remettre en cause la nature légitime de ce mariage entre Tunis et Ankara, choisissons, à l’inverse, la voie vertueuse d’une réflexion nationale quant à notre rapport contextuel existentiel avec la notion de compétitivité.

Pourtant cette bérézina tuniso-turque n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des déficits que la Tunisie collectionne avec plusieurs pays


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